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14/03/2013 07:44 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Enbridge ordonnée de nettoyer une rivière aux É-U après un déversement

VANCOUVER - Plus de deux ans et demi après que la rupture d'un oléoduc eut causé le déversement de pétrole lourd dans la rivière Kalamazoo au Michigan, l'Agence de protection environnementale des États-Unis (EPA) a ordonné jeudi à l'entreprise Enbridge (TSX:ENB), de Calgary, de draguer la rivière pour en retirer le pétrole submergé.

L'agence a indiqué qu'elle a maintes fois trouvé du pétrole dans des sections de la rivière.

«La drague demandée par l'ordonnance de l'EPA empêchera au pétrole submergé de se déplacer dans des zones en aval où il sera plus difficile ou impossible de le récupérer», a indiqué l'agence dans un communiqué.

L'EPA a également ordonné à Enbridge, promoteur du controversé projet de pipeline Northern Gateway qui traverserait le nord de la Colombie-Britannique, de maintenir les pièges à sédiments le long de la rivière pour capturer le pétrole à l'extérieur des zones de drague.

L'agence a donné 15 jours à la compagnie pour fournir un plan de travail et a indiqué que le drague devrait commencer ce printemps.

Le déversement, survenu en juin 2010 près de Marshall, au Michigan, a porté ombrage à la compagnie au moment où elle fait l'objet d'une révision fédérale de son projet Northern Gateway pour livrer des produits des sables bitumineux à un port de pétroliers à Kitimat, en Colombie-Brtitannique.

La capacité d'Enbridge de nettoyer du bitume dilué des sables bitumineux de l'Alberta a fait l'objet de questions de la part d'opposants au projet Northern Gateway lors l'évaluation du projet.

L'EPA a publié un rapport cuisant l'an dernier critiquant la façon dont Enbridge avait réagi au déversement.

Selon une lettre envoyée jeudi par le coordonnateur de l'EPA, Ralph H. Dollhopf, à Rich Adams, vice-président, opérations d'Enbridge pour les États-Unis, indique que le pétrole s'est mélangé aux sédiments de la rivière et que la matière organique s'est transformée en boue «le rendant difficile à retracer et à récupérer».

Les documents de l'agence américaine indiquent qu'elle a rencontré à deux reprises des responsables de la compagnie à propos de l'ordre administratif.

«Les commentaires d'Enbridge ont contesté la validité et l'interprétation des données auxquelles s'est fiée l'EPA pour prendre sa décision», peut-on lire dans le document de 36 pages.

Dans sa réponse, l'agence a indiqué qu'elle ne tiendrait pas compte de la suggestion d'Enbridge que de permettre au pétrole de se biodégrader était la meilleure option pour régler la question du pétrole restant.