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14/03/2013 12:55 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Chine : Xi Jinping désigné président par le Parlement

Le Parlement chinois a officiellement élu Xi Jinping à la présidence de la deuxième puissance mondiale, une simple formalité pour le nouveau chef du Parti communiste (PCC) qui parachève ainsi le changement de garde amorcé en novembre dernier.

« J'annonce maintenant que le camarade Xi Jinping est choisi comme président de la République populaire de Chine », a déclaré jeudi un haut responsable du PCC, Liu Yunshan, qui présidait la séance de l'Assemblée nationale populaire (ANP).

À 59 ans, Xi Jinping, inconnu du grand public jusqu'à tout récemment, succède ainsi à Hu Jintao. Il dirigera les rênes du pays avec le premier ministre Li Keqiang, dont la désignation par l'ANP est prévue vendredi, en remplacement de Wen Jiabao.

Sa nomination au poste de secrétaire général du PCC lors de son 18e Congrès en novembre faisait de Xi Jinping ipso facto le prochain président de la République populaire, tous les organes de l'État chinois étant soumis au parti unique.

Une fois élu secrétaire général du PCC, Xi Jinping avait accédé du même coup à la présidence du Comité militaire central, qui supervise l'Armée de libération du peuple et ses 2,3 millions de membres.

« De mémoire récente, il n'y a pas d'autre figure comparable cumulant un tel pouvoir » en si peu de temps, a souligné un expert de la politique chinoise à l'Université de Hong Kong, Willy Lam.

En endossant le titre de chef de l'État, Xi Jinping représentera désormais la Chine au niveau international. Le nouveau président a par ailleurs choisi l'Afrique pour son premier voyage officiel à l'étranger. Il se rendra d'ici la fin du mois en Afrique du Sud, en Tanzanie, en République du Congo, ainsi qu'en Russie.

Extrêmement énergivore, la Chine entend notamment consolider ses échanges commerciaux avec l'Afrique, qui l'approvisionne en matières premières.

En ce qui a trait à la politique intérieure, Xi Jinping a déjà reconnu que le PCC était confronté à de « graves défis », dont « la corruption, l'éloignement du peuple, le formalisme et le bureaucratisme de certains cadres ».

Le nouveau président devra notamment se pencher sur les demandes des réformistes du parti, qui réclament une réduction des privilèges des entreprises nationales, une aide aux ruraux qui s'installent en ville ou une refonte du système fiscal qui pousse les gouvernements locaux à des expropriations abusives.