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14/03/2013 10:34 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Ayrault se montre prudent sur la question de l'unité nationale canadienne

OTTAWA - Le communiqué diffusé par son ambassade à Ottawa annonçait son voyage au Canada et au Québec, mais le premier ministre français a tout fait pour éviter de s'embourber dans un débat sur l'unité canadienne.

Marchant sur des oeufs jeudi matin, Jean-Marc Ayrault est même allé jusqu'à lire comme un bon élève la réponse préparée d'avance sur le sujet, évitant toute bourde diplomatique.

M. Ayrault faisait face à la presse, à Ottawa, aux côtés du premier ministre Stephen Harper. Lorsqu'un journaliste a demandé au politicien français pourquoi son ambassade faisait «la distinction» en annonçant un voyage au Canada et au Québec, la question a été accueillie par quelques rires nerveux.

Puis, un court silence. «Bon, vous voulez que je réponde le premier?» a demandé M. Ayrault à M. Harper, tout en fouillant dans des papiers qu'il avait sur son lutrin. Quelques rires de plus, et le premier ministre français s'est lancé.

«Il ne s’agit pas, je le précise, de relations triangulaires. Il s’agit de deux relations d’amitiés réelles fondées sur des liens humains, culturels et linguistiques qui se concrétisent par des partenariats tournés vers l’avenir et qui se renforcent mutuellement», a-t-il lu avec application.

Sa prudence contrastait avec son attitude lorsqu'il parlait de relations internationales ou de négociations de libre-échange, sans se référer à de quelconques notes écrites.

Le premier ministre Harper, lui, n'avait pas de notes préparées. C'est peut-être pour ça que dans la minute, il contredisait M. Ayrault, parlant de «la relation triangulaire avec la France, le Canada, le Québec».

M. Ayrault est arrivé à Ottawa mercredi. À son itinéraire de voyage sont aussi prévus Toronto, Montréal et Québec. Une rencontre officielle avec la première ministre Pauline Marois est à son horaire, ainsi qu'une visite privée chez elle, à Charlevoix.