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14/03/2013 11:26 EDT | Actualisé 14/05/2013 05:12 EDT

Assad prévoit de recourir aux armes chimiques (responsable israélien)

Le chef du renseignement militaire israélien a affirmé jeudi que le régime du président syrien Bachar al-Assad pourrait recourir aux armes chimiques dans sa lutte contre les rebelles.

S'exprimant lors de la conférence annuelle sur la sécurité régionale à Herzliya, au nord de Tel-Aviv, le général Avi Kohavi a affirmé que M. Assad avait encore sous son contrôle des stocks d'armes chimiques, dont l'Etat hébreu redoute qu'ils ne tombent entre les mains de rebelles.

"Assad se prépare à utiliser ses armes chimiques. Il n'a pas encore donné d'ordre, mais il s'y prépare", a-t-il déclaré.

S'exprimant lors de cette même conférence cette semaine, le chef de l'état-major israélien Benny Gantz avait averti que des groupes "terroristes" combattant aux côtés des rebelles syriens devenaient plus puissants.

"La situation en Syrie est devenue extrêmement dangereuse. Les organisations terroristes deviennent plus puissantes sur le terrain. Elles combattent aujourd'hui Assad mais dans l'avenir elles pourraient se retourner contre nous", avait-il dit.

Plusieurs groupes jihadistes participent aux combats contre l'armée syrienne, notamment le Front al-Nosra qui a revendiqué de nombreux attentats dans le pays et a été mis sur la liste des "organisations terroristes" par Washington.

M. Kohavi a estimé en outre qu'une chute du régime de Bachar al-Assad affaiblirait ses alliés: l'Iran et le puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, bêtes noires de l'Etat hébreu.

Quand M. Assad tombera, l'Iran "perdra sa capacité de transférer ses armes, via la Syrie, au Hezbollah", a-t-il dit.

"L'Iran et le Hezbollah font tout ce qu'ils peuvent pour aider le régime d'Assad. Ils l'aident sur un plan opérationnel sur le terrain, avec des consultations stratégiques, des renseignements et des armes", a-t-il dit.

"Ils sont en train de mettre en place une armée populaire entraînée par le Hezbollah et financée par l'Iran, qui compte actuellement 50.000 hommes, mais avec l'intention de faire passer ce chiffre à 100.000", a-t-il ajouté.

Ils se préparent aussi à l'après-Assad "lorsqu'ils utiliseront cette armée pour protéger leurs avoirs et leurs intérêts en Syrie", a-t-il dit.

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