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13/03/2013 07:40 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

Réfugiés syriens: l'ONU appelle à débloquer de nouveaux fonds

L'ONU a appelé mercredi la communauté internationale à débloquer massivement des fonds pour venir en aide au million de réfugiés syriens ayant fui le conflit dans leur pays, évoquant une "énorme menace" sur la stabilité de la région.

"J'appelle tous les pays qui veulent aider, qui veulent exprimer leur solidarité (...), j'appelle les Parlements, les gouvernements à approuver des fonds massifs pour aider les victimes syriennes et les pays qui les accueillent", a déclaré le Haut Commissaire de l'ONU aux réfugiés, Antonio Guterres, lors d'une conférence de presse à Amman.

"Si cela ne se produit pas, avec les budgets d'aide habituels de l'ONU, nous ne serons pas en mesure de délivrer" l'aide nécessaire, a-t-il ajouté.

Le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a indiqué le 6 mars que le cap du million de réfugiés syriens, dûment enregistrés ou aidés en tant que tels, avait été franchi, deux ans après le début d'une révolte populaire s'étant transformée en conflit armé.

Ce nombre pourrait doubler voire tripler d'ici la fin de l'année, si les violences se poursuivent, a mis en garde M. Guterres.

"Les pays d'accueil et les agences humanitaires ne seront pas capables de répondre (à une telle situation), sauf s'ils bénéficient d'un soutien plus important de la communauté internationale", a-t-il souligné, en évoquant notamment le cas de la Jordanie qui accueille quelque 450.000 réfugiés.

Le Haut Commissaire a plaidé pour une solution politique au conflit qui a déjà fait plus de 70.000 morts selon l'ONU.

"Si nous regardons vers l'avenir, nous devons aussi reconnaître qu'il représente une énorme menace pour la région, pour la paix et la sécurité dans la région et même au-delà", a-t-il averti.

"J'appelle tous ceux ayant des responsabilités politiques à travers le monde à faire tout ce qui est possible pour qu'une solution politique soit trouvée le plus rapidement. Si ce n'est pas le cas, nous pourrions faire face dans un futur proche à un scénario catastrophique", a souligné M. Guterres.

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