POLITIQUE
13/03/2013 04:32 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

Parti libéral du Québec: Raymond Bachand affirme ne pas avoir d'alliance avec Pierre Moreau

PC

QUÉBEC - Le candidat au leadership du Parti libéral du Québec (PLQ) Raymond Bachand dit qu'il n'a pas conclu d'alliance avec Pierre Moreau pour contrer à tout prix le meneur de la course, Philippe Couillard.

M. Bachand tient pour acquis qu'il y aura deux tours, dimanche, lors du vote pour le choix du successeur à Jean Charest, et il maintient qu'il a encore de bonnes chances de l'emporter, selon ce qu'il a confié à La Presse Canadienne, mercredi, lors d'une entrevue-bilan de sa campagne.

Mais s'il n'y a pas d'entente formelle entre les deux rivaux de Philippe Couillard, il semble y avoir, à tout le moins, une communion de pensée qui augure des rapprochements entre les camps Moreau et Bachand avant le deuxième tour, s'il devient nécessaire.

«Il n'y a pas d'alliance, pour l'instant, comme telle», dit M. Bachand. «Si elle se fait, elle va se faire naturellement», sur le parquet de l'auditorium de Verdun, durant le week-end, dit celui qui considère que «les députés Bachand et les députés Moreau s'entendent très bien».

Pour le premier tour, les jeux sont faits chez les députés. Sur les 50 députés libéraux, deux sont candidats et 10 ne peuvent pas se prononcer en raison de leurs fonctions parlementaires ou de leur rôle dans la course. Il en reste donc 38 aptes à voter et, éventuellement, à convaincre les délégués de leur circonscription de voter pour leur poulain.

Des trois candidats, Philippe Couillard arrive premier avec l'appui de 14 députés, suivi de près par Pierre Moreau avec 13, tandis que Raymond Bachand compte sur 10 députés. Un seul ne s'est pas prononcé: le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.

Même si les députés se sont commis et que tous les délégués au congrès sont désormais choisis dans les 125 circonscriptions, «rien n'est joué», selon l'ex-ministre des Finances, qui se dit convaincu que la lutte est très serrée et que le chef sera élu «au photo-finish».

«Il y a du mouvement», assure le candidat, confiant que l'avance de Philippe Couillard, bien que réelle, n'est pas insurmontable, puisque «plusieurs centaines de personnes sont encore en mouvance» selon lui.

D'ici dimanche, le jeu de coulisses va donc s'intensifier auprès des délégués et des députés, au cas où l'avance attribuée à M. Couillard au premier tour n'aura pas été suffisante pour arracher la victoire.

M. Bachand est d'avis que l'avance de son rival au premier tour n'indique d'aucune façon que M. Couillard aura nécessairement la partie facile au deuxième tour.

«Il y a des délégués qui peuvent voter pour M. Couillard parce qu'ils se sont moralement commis de le faire au premier tour», mais qui se sentiront libres d'aller vers un autre candidat au deuxième, selon lui.

M. Bachand se dit satisfait de sa campagne, même s'il n'a jamais été considéré le favori du début à la fin.

Il souligne avoir fait aux membres des «propositions très concrètes» pour renouveler le parti et apporter des idées nouvelles.

«C'est pas le cas de M. Couillard», ajoute-t-il, ne résistant pas à la tentation de décocher une nouvelle flèche à l'endroit de son rival.

Rendu à l'âge où la plupart des gens ont déjà pris leur retraite, M. Bachand, âgé de 65 ans, se qualifie lui-même de plus «expérimenté» des trois candidats. Il considère que cette question «n'a pas été un facteur» dans la course et que son âge a plutôt été un «atout».

Il n'a pas apprécié la formule retenue pour choisir le prochain chef libéral (un congrès avec 24 délégués par circonscription, au lieu d'un vote permettant à tous les membres de se prononcer) et dit que ce sera certainement une chose à changer dans la constitution du parti s'il devient chef.

M. Bachand a réaffirmé qu'il se rallierait au gagnant, si les libéraux estiment qu'un autre candidat est mieux placé que lui pour diriger le parti et lui redonner le pouvoir.

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