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13/03/2013 04:07 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

L'Impact cherchera à contrôler davantage le ballon devant ses partisans

MONTRÉAL - Un peu moins de réalisme, un peu plus de contrôle du ballon. Voilà ce que souhaitaient plusieurs partisans de l'Impact après la victoire à Portland. Et c'est ce que promettent les membres du club montréalais, samedi, en vue de leur match d'ouverture locale au Stade olympique.

Les joueurs montréalais ont fait preuve d'un opportunisme fort louable à leurs deux premières rencontres de la saison 2013 de la MLS, alors qu'ils ont ramené des victoires de Seattle et Portland, aux scores de 1-0 face aux Sounders puis de 2-1 contre les Timbers. Cette approche, alliée à une défensive des plus étanches, s'est avérée la recette parfaite.

Mais étant donné qu'ils seront de retour devant leurs propres partisans, ce samedi lors de l'affrontement contre le Toronto FC, les protégés de Marco Schällibaum viseront de faire mieux en terme de temps de possession du ballon. Du moins, mieux que les 40,8 pour cent atteints à Seattle, et les 37,4 pour cent observés à Portland.

«C'est vrai que c'était assez déséquilibré comme chiffres, a dit Schällibaum après un entraînement au Complexe sportif Marie-Victorin, cette semaine. Mais c'est le résultat qui compte. Quand même, on peut faire mieux au niveau de la possession du ballon, parce que je connais la qualité de mon équipe.»

«Nous avons des joueurs qui ont les qualités techniques requises au milieu du terrain, alors nous savons que nous pouvons être meilleurs à ce niveau», a quant à lui commenté le défenseur latéral droit Hassoun Camara, en faisant allusion aux Patrice Bernier, Felipe et Andrea Pisanu.

«Nous en avons d'ailleurs parlé entre nous et de mon côté, j'espère pouvoir aller vers l'avant un peu plus et fournir de bons centres afin de soutenir l'attaque», a affirmé le latéral gauche Jeb Brovsky.

«Il faudra faire mieux samedi en terme de possession du ballon et aussi, il faudra réussir à pénétrer dans les 20 derniers mètres, créer des occasions et amener l'adversaire à faire des fautes très haut, a ajouté l'entraîneur-chef de l'Impact. Avec ce public qui va nous aider j'en suis sûr, on va faire la totale en vue du match de samedi.»

«On a notre façon de jouer et le fait d'être à domicile va nous permettre de développer notre jeu à nous, a noté Camara. On sait ce qu'on peut faire sur notre terrain. Ce sera à nous de varier un peu.»

Malgré tout, personne au sein du onze montréalais ne cherche à renier les exploits accomplis à Seattle et Portland au chapitre défensif. Même qu'on compte bien garder ces acquis.

«On sait que le manque de résultats à l'extérieur était notre défaut l'année dernière, et on voulait absolument corriger ça, a fait remarquer Camara en expliquant pourquoi l'Impact a adopté une approche résolument conservatrice à ses deux premiers matchs. Il ne fallait pas s'attendre à plus à l'extérieur. On n'est pas Barcelone. Il n'y a que Barcelone qui arrive à avoir des possessions supérieures à 60 pour cent à tous les matchs. Nous, on savait à quoi s'attendre à l'extérieur, il s'agissait d'être solide défensivement et d'aller dans les brèches qu'allait créer l'adversaire. C'est ce qu'on a su faire avec méthode, donc c'est parfait.»

«L'an dernier on a eu beaucoup de difficulté sur la route, on jouait un peu trop écarté et on se faisait prendre souvent, a analysé l'entraîneur adjoint Mauro Biello. Cette année, on voulait jouer de façon plus compacte, surtout sur la route, et former un bloc plus serré. C'est ça qu'on a fait. On n'a pas donné beaucoup d'espace à l'adversaire.

«Mais ensuite c'est normal, quand tu retournes à domicile, de vouloir imposer ton jeu. On va donc chercher à dicter le jeu un peu plus haut sur le terrain.»