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13/03/2013 12:56 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

Immolation: le président tunisien évoque la jeunesse "à bout de patience"

Le président tunisien Moncef Marzouki a appelé mercredi le nouveau gouvernement à ne pas oublier le jeune s'étant immolé par le feu, soulignant que la jeunesse, frappée par la misère et le chômage, était "à bout de patience" mais que le pouvoir n'avait pas de solution "magique".

"Je m'adresse à tous ces jeunes désespérés, à bout de patience et qui ne voient pas une lueur d'espoir à l'horizon", a-t-il dit après la cérémonie de prestation de serment de l'équipe gouvernementale.

Ce cabinet "n'a pas de baguette magique pour résoudre les problèmes de la pauvreté et du chômage qui se sont accumulés pendant trois décennies (...) mais il a une volonté inébranlable pour affronter ce tsunami de problèmes", a-t-il ajouté.

"Nous n'oublions pas la perte d'un de nos enfants aujourd'hui, de la même manière et peut-être pour les mêmes raisons que le martyr de notre révolution", a souligné M. Marzouki, en référence à Mohamed Bouazizi, le vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu fin 2010, déclenchant le soulèvement qui a fait chuter le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

Un jeune marchand à la sauvette de cigarettes s'est immolé mardi à Tunis et est mort des suites de ses blessures le lendemain. Selon ses proches, il était, tout comme Bouazizi, excédé par la misère et les brimades policières.

Adel Khazri sera enterré jeudi à Souk Jemaa, dans le nord-ouest de la Tunisie, selon son frère Issam, rectifiant l'orthographe du nom de leur famille, les autorités l'ayant identifié comme Khadhri.

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