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13/03/2013 02:50 EDT | Actualisé 13/05/2013 05:12 EDT

Des ministres arabes accusent l'Iran d'encourager le terrorisme

Les ministres arabes de l'Intérieur réunis mercredi à Ryad ont accusé l'Iran de fournir une "aide logistique aux opérations terroristes" à Bahreïn et au Yémen.

Dans un communiqué, les ministres ont "vivement dénoncé l'aide logistique apportée par l'Iran aux opérations terroristes à Bahreïn et au Yémen" et rendu hommage aux services de sécurité dans les deux pays "qui ont démantelé des cellules et dévoilés de dangereux complots terroristes".

Les autorités de Bahreïn avaient accusé en février l'Iran d'avoir entraîné, armé et financé une "cellule terroriste" qui devait selon elles mener des actes de violence dans le royaume et qui a été récemment démantelée, ce que Téhéran a démenti.

En janvier, le Yémen avait annoncé l'interception en mer d'Oman d'un navire transportant 40 tonnes d'armes, venant d'Iran et destinées à la rébellion chiite dans le nord du pays. Téhéran a également démenti.

Le communiqué a appelé les pays arabes à "renforcer leur coopération dans le domaine de la poursuite des terroristes" et à livrer ces derniers aux pays qui les réclament.

Les ministres ont estimé nécessaire, "pour éradiquer le terrorisme, d'assécher les sources de financement" des organisations qui y sont liées.

La réunion était largement consacrée aux moyens de contrer la pensée jihadiste véhiculée par les réseaux sociaux, selon des participants.

"La diffusion à une large échelle de la pensée extrémiste et des fatwas déviantes sur les réseaux sociaux s'est traduite par une multiplication des actes terroristes, des assassinats politiques et des conflits confessionnels", a relevé à l'ouverture des travaux le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, Mohammed Kouman.

"Comme il est devenu impossible de contrôler les contenus des réseaux sociaux, il importe de produire un contre-discours, car la pensée ne peut être combattue que par la pensée", a-t-il souligné.

M. Kouman faisait allusion au centre de réhabilitation d'anciens détenus de Guantanamo mis en place en Arabie saoudite par l'actuel ministre de l'Intérieur, Mohammed Ben Nayef ben Abdel Aziz.

Ce centre a produit des résultats mitigés. Certains parmi les anciens de Guantanamo qui ont suivi son programme se sont réinsérés dans la société mais d'autres se sont enfuis pour rejoindre les rangs d'Al-Qaïda au Yémen.

Selon l'un des participants, la réunion du Conseil, l'une des institutions les plus actives de la Ligue arabe, devait se pencher sur un programme prévoyant une meilleure collaboration entre pays arabes "dans les domaines de l'échange d'informations, de la surveillance et de l'identification des éléments impliqués dans des actes terroristes".

La réunion, qui se tient en l'absence de la Syrie, devait également étudier le renforcement de la coopération en matière d'investigations criminelles, de lutte contre le trafic de drogue et de protection civile.

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