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12/03/2013 07:28 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Tunisie: les jours de l'homme qui s'est immolé ne sont pas en danger (officiel)

Les jours du Tunisien de 27 ans, Adel Khadri, qui s'est immolé par le feu mardi matin à Tunis ne sont pas en danger même s'il est très gravement brûlé à la tête et au dos, a appris l'AFP auprès de la protection civile et du ministère de l'Intérieur.

"Ses jours ne sont pas en danger, mais il a des brûlures du troisième degré à la tête et au dos. Il est sous surveillance médicale continue", a indiqué le porte-parole de la protection civile, Mongi Khadhi.

Une source hospitalière avait indiqué plus tôt que le jeune homme était dans un état critique.

Le jeune homme, originaire de Jendouba (nord-ouest) "était démoralisé, son père est mort il y a quatre ans, il a trois frères et sa famille est très pauvre", a ajouté, M. Khadhi.

"Il était au chômage et est venu dans la capitale il y a quelques mois. Il était dans une situation fragile, psychologiquement très affecté ce qui l'a poussé à cet acte d'immolation", a indiqué de son côté Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Selon des témoins interrogés par l'AFP, le jeune homme survivait en vendant des cigarettes à la sauvette.

Plusieurs cas d'immolation par le feu ont eu lieu en Tunisie pendant et après la révolution de janvier 2011 qui avait été déclenchée le 17 décembre 2010 lorsque le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, s'était immolé à Sidi-Bouzid (centre) excédé par la misère et le harcèlement des policiers.

Les difficultés économiques et sociales étaient à l'origine de ce soulèvement qui a fait chuter le régime de Zine El Abidine Ben Ali. Or deux ans plus tard, le chômage et la pauvreté continuent de miner la Tunisie.

Les grèves et les manifestations se sont multipliées ces derniers mois, dégénérant régulièrement en violences. Fin novembre, quelque 300 personnes ont été blessées dans une semaine d'affrontements avec la police à Siliana (nord-ouest).

bur-alf/hj