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12/03/2013 06:24 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Projet de loi 14 : Le maire Labeaume réagit en faveur des enfants de militaires

Le maire de Québec demande à la première ministre Pauline Marois de maintenir l'exclusion dans la Loi 101 qui permet aux enfants de militaires francophones de fréquenter les écoles anglaises.

La Commission parlementaire sur le projet de loi 14 qui modifie la Charte de la langue française s'amorce aujourd'hui.

Régis Labeaume rappelle que la ville de Québec est une ville de garnison où résident plusieurs militaires qui seront appelés à aller s'établir ailleurs.

À son avis, empêcher les enfants d'apprendre l'anglais ferait mal paraître la capitale. « Pourquoi on remet en question le jugement de René Lévesque et Camille Laurin? C'est le bout qui me dépasse et personne ne m'a répondu jusqu'à date. On est-tu obligé de se tirer dans le pied comme ça? C'est mauvais pour la ville et le réseau de l'OTAN, c'est assez gros en passant, on va faire rire de nous », a déclaré le maire lundi.

La conseillère Odette Simoneau a été femme de militaire pendant 31 ans et est mère de quatre enfants. Elle mentionne que sa famille a déménagé 14 fois surtout dans les milieux anglophones et que l'expérience a été traumatisante pour ses enfants qui n'avaient pas appris l'anglais. « Moi, j'ai eu des enfants qui sont revenus de l'école en pleurant, qui ne voulaient pas retourner au hockey, qui voulaient rester dans la jupe de maman parce qu'ils n'étaient pas capables d'aller dans la rue se faire des amis », a relaté Mme Simoneau.

La langue française n'est pas de compétence municipale, mais le maire juge essentiel de défendre les citoyens qui seraient touchés par cette mesure.

L'abrogation de l'exemption toucherait 20 % des écoliers qui fréquentent la Commission scolaire Central Québec.