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12/03/2013 11:31 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Lutte exclue des JO: "Nous étions endormis", admet le président de la FILA

Le Serbe Nenad Lalovic, président par intérim de la Fédération internationale de lutte (Fila), a reconnu mardi que la Fila s'était endormie et a promis un effort de modernisation pour rester au programme des jeux Olympiques de 2020.

"Nous étions endormis (...) Nous n'avons pas suivi le chemin de la modernisation et du développement suivi par d'autres sports", a déclaré M. Lalovic dans un entretien à l'AFP.

"Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour regagner notre place au programme olympique en 2020, mais je suis confiant, nous allons regagner notre place (...) Nous suivons les conseils du CIO sur la meilleure façon de présenter notre sport de la façon qui convient le mieux aux JO", a-t-il ajouté.

M. Lalovic qui a succédé au Suisse Raphaël Martinetti, contraint à la démission, a rencontré récemment le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge.

La commission exécutive du CIO a décidé mi-février d'exclure la lutte des sports principaux des JO à partir de 2020. La lutte devra se battre avec sept autres sports candidats aux JO, dont le squash, le roller et le karaté, pour la seule place encore disponible dans le menu de 2020. Le programme définitif des JO de 2020 doit être officiellement approuvé en septembre lors de la session du CIO à Buenos Aires.

Pour convaincre le CIO, la Fila compte augmenter la participation féminine à tous les niveaux, réviser ses règles afin de rendre les combats plus facilement compréhensibles pour les spectateurs, moderniser le format de la compétition et tenter d'en faire un sport plus attrayant pour les partenaires commerciaux.

La décision de la commission exécutive du CIO a suscité une levée de boucliers à travers le monde. Deux champions olympiques ont rendu leur médaille d'or et un entraîneur de l'équipe bulgare a entamé une grève de la faim.

pi/jr/mam