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12/03/2013 06:52 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Liban: un mort dans des heurts dans le camp palestinien d'Aïn Héloué

Une personne a été tuée dans des affrontements qui ont éclaté en raison de querelles familiales dans la nuit de lundi à mardi dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn Héloué entre des membres du Fatah et des islamistes, a-t-on appris de sources palestiniennes.

Les affrontements qui ont éclaté dans la nuit ont repris mardi en fin de matinée, poussant l'armée libanaise postée aux entrées de ce grand camp dans le sud du pays à envoyer des renforts pour éviter tout débordement à l'extérieur du camp, a constaté le correspondant de l'AFP sur place.

L'armée libanaise n'a pas le droit d'entrer dans les 12 camps de réfugiés palestiniens installés depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, en vertu d'un accord tacite entre les factions palestiniennes et l'armée.

Les heurts ont éclaté lorsque des membres du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, principale force à Aïn Héloué, ont tiré sur un homme soupçonné d'appartenir au groupuscule islamiste Fatah al-Islam et d'être derrière des incidents dans le camp, selon le responsable palestinien.

L'islamiste a été blessé mais un passant a été tué par les tirs, a-t-il précisé. Cinq autres personnes ont été blessées.

"Il s'agit d'une vengeance en raison de vieilles querelles", précise le responsable.

Les affrontements, qui ont éclaté dans deux quartiers du camp, impliquent armes automatiques et roquettes.

Des dizaines de familles sont sorties du camp après les affrontements, dont des familles syriennes réfugiées à Aïn Héloué après avoir fui le conflit dans leur pays, selon la source palestinienne.

D'après la même source, 2.200 familles, dont des Syriens et des Palestiniens, se sont réfugies à Aïn Héloué (plus de 45.000 habitants) le plus grand des camps de réfugiés palestiniens au Liban, depuis l'éclatement du conflit dans le pays voisin.

Les assassinats et les règlements de compte sont fréquents à Aïn Héloué, qui se situe dans la banlieue de Saïda, la grande ville du sud du Liban, et où des groupuscules extrémistes sont depuis des années installés à la faveur de la misère qui y règne.

Les camps palestiniens du Liban sont considérés comme des poudrières. En 2007, des affrontements ont opposé pendant plus de trois mois l'armée libanaise au groupe extrémiste Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared (nord), faisant plus de 400 morts, dont 168 soldats.

mz-ram/sw