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12/03/2013 11:42 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Le policier new-yorkais "cannibale" reconnu coupable

AP
A man claiming to be the brother of New York City Police Officer Gilberto Valle is questioned by the media Thursday, Oct. 25, 2012, in the Queens borough of New York. The officer was charged Thursday in a ghoulish plot to kidnap and torture women and then cook and eat their body parts. (AP Photo/Frank Franklin II)

Le policier new-yorkais qui rêvait d'enlever des femmes pour les tuer et les manger et fréquentait des sites internet particulièrement cruels, a été reconnu coupable mardi par un jury populaire.

Après quatre jours de délibérations, les 12 jurés ont estimé que Gilberto Valle, 28 ans, jugé devant un tribunal fédéral de New York, était bien coupable de complot d'enlèvement, comme l'avaient affirmé les procureurs.

Le prononcé de sa peine interviendra plus tard, mais il risque la prison à vie.

Même s'il n'était jamais passé à l'acte, l'accusation avait indiqué durant le procès, qui avait commencé le 26 février, que "les preuves (étaient) accablantes". La défense à l'inverse avait estimé que l'on ne pouvait pas le condamner pour des fantasmes.

Un policier du FBI chargé de fouiller l'ordinateur de Gilberto Valle avait notamment expliqué avoir découvert des centaines de pages téléchargées sur internet sur le viol, la torture et le cannibalisme.

Des images choquantes tirées de sites fétichistes montrant des simulations de scènes de cuisson de femmes avaient également été présentées au jury.

Ses avocats avaient plaidé que Gilberto Valle, que sa femme avait dénoncé au FBI après avoir découvert le contenu de son ordinateur, n'avait jamais eu l'intention de passer à l'acte.

Ils avaient notamment fait témoigner par vidéo le créateur russe d'un site fétichiste, souvent fréquenté par le policier.

Sergey Merenkov, 34 ans, avait expliqué que ce fantasme de torturer et de manger des femmes était fréquent parmi les milliers d'internautes qui fréquentaient son site, mais "cela ne veut pas dire qu'une personne peut faire son marché de viande, acheter une femme et la dévorer", avait-il ajouté.

Ce procès particulièrement scabreux a fait les délices de la presse tabloïde new-yorkaise.

bd/sam