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12/03/2013 03:46 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Israël: Netanyahu peine à conclure les discussions pour former une coalition

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu peinait mardi à mettre un point final aux tractations engagées avec ses principaux partenaires pour parvenir à un accord de coalition et la formation du prochain gouvernement.

Les discussions menées par M. Netanyahu chef du Likoud (droite), Yaïr Lapid, dirigeant du parti centriste Yesh Atid, deuxième au scrutin de janvier (19 élus), et Naftali Bennett, leader du Foyer juif, parti nationaliste religieux qui a lui aussi réalisé une percée (12 députés), achoppent sur la répartition des portefeuilles de l'Education et de l'Intérieur, selon la radio publique.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dont le parti nationaliste Israël Beiteinou a fait liste commune avec le Likoud, participe également aux tractations, qui devaient se poursuivre mardi.

Selon les médias, Yaïr Lapid insiste pour obtenir le ministère de l'Education, que M. Netanyahu souhaite réserver à l'actuel titulaire, Gideon Saar, considéré comme un proche du Premier ministre. Les discussions portent également sur le futur titulaire du portefeuille de l'Intérieur que se disputent également Yesh Atid et le Likoud.

Un accord est en revanche intervenu sur les grandes lignes du programme du gouvernement ainsi que sur le nombre de ministres, qui devrait être limité, comme le réclamait Yaïr Lapid, à 21 en comptant le Premier ministre, contre une trentaine dans le gouvernement sortant. En outre, 8 vice-ministres devraient également être nommés, mais le gouvernement ne devrait compter aucun ministre sans portefeuille, ont ajouté les médias.

M. Netanyahu a entamé dimanche l'ultime semaine pour former son nouveau gouvernement, qui devrait être présenté quelques jours avant la visite historique du président américain Barack Obama la semaine prochaine.

Il obtenu un deuxième et dernier délai du président Shimon Peres afin de constituer son cabinet avant le 16 mars, faute de quoi le président pourrait choisir un autre candidat pour tenter de constituer une majorité.

Mais ce scénario n'a pratiquement aucune chance de se produire dans la mesure où aucun autre député n'est en mesure de mobiliser une majorité parlementaire.

jlr/hj