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12/03/2013 07:23 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Interpol et les pharmaceutiques s'associent contre les médicaments contrefaits

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BERLIN, GERMANY - DECEMBER 18: A pharmacist rings up antibiotic medication in a pharmacy on December 18, 2012 in Berlin, Germany. Pharmaceutical companies have reported difficulties in supplying certain medications, namely cancer drugs and antibiotics, however the manufacturers of the products say that in most cases other drugs are available as replacements. The decrease in supply is cited as resulting from an unexpected demand for the medicine as well as limited production capacity. (Photo by Adam Berry/Getty Images)

LYON, France - L'agence policière internationale Interpol a révélé que 29 des plus importantes entreprises pharmaceutiques de la planète l'aideront à lutter contre les faux médicaments sur ordonnance.

Ces entreprises, d'AstraZeneca à Roche, fourniront un financement de 5,9 millions $ US sur trois ans.

Le nouveau Programme sur la criminalité pharmaceutique d'Interpol offrira aux forces de l'ordre locale une formation sur les techniques d'enquête, la gestion de la preuve et la collaboration avec des partenaires qui se trouvent à l'étranger.

Interpol aidera aussi les responsables à cibler les organisations criminelles qui fabriquent et distribuent des médicaments contrefaits. Le problème est tenu pour responsable de la mort de centaines de milliers de personnes à travers le monde chaque année.

Les entreprises pharmaceutiques amélioreront aussi le partage de renseignements avec Interpol. Ces compagnies dépensent des millions de dollars chaque année pour lutter contre la contrefaçon de leurs produits, dont les versions frauduleuses se retrouvent même dans les pharmacies et les hôpitaux occidentaux.

Une part essentielle du programme a pour objet de sensibiliser le public aux dangers des faux médicaments, en particulier les acheteurs de médicaments sur Internet. L’Organisation mondiale de la santé estime en effet que dans plus de 50 pour cent des cas, les médicaments achetés sur des sites Internet illégaux dissimulant leur adresse physique sont des produits de contrefaçon.