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12/03/2013 06:21 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Gaz Métro : le Québec pourrait s'appauvrir s'il refuse d'exploiter ses ressources

Le Québec pourrait sombrer dans l'« appauvrissement » s'il refusait l'« exploitation intelligente » de ses ressources naturelles, a prévenu mardi la grande patronne de Gaz Métro, Sophie Brochu. 

Dans un discours prononcé devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Mme Brochu a déclaré que le « souci pour la protection de l'environnement ne doit pas se transformer en une hostilité au développement économique ou à l'exploitation intelligente de nos ressources ».

La PDG a ajouté que la province ferait « fausse route » et courait à son « appauvrissement » si, dans le but de moins polluer, elle faisait le choix « d'avoir moins d'entreprises ».

Sophie Brochu a reconnu que les entreprises actives dans le secteur du gaz de schiste ont commis des erreurs lorsqu'elles ont effectué des forages au Québec, en 2008 et en 2009. Elle a confié mardi avoir tenté de convaincre ces firmes d'accorder plus d'importance à l'opinion publique, mais sans trop de succès.

L'exploration et l'exploitation du gaz de schiste font actuellement l'objet d'un moratoire au Québec. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, ne cache pas sa méfiance à l'égard de la fragmentation hydraulique, technique qui permet d'extraire le gaz de schiste.

Mme Brochu a noté mardi que le Québec jouissait du « meilleur des deux mondes » en profitant de la baisse des prix du gaz naturel engendrée par l'exploitation massive du gaz de schiste aux États-Unis sans avoir à gérer les conséquences environnementales potentielles d'une production sur son territoire.

C'est ainsi qu'au cours des quatre dernières années, les consommateurs québécois de gaz naturel ont économisé 2 milliards de dollars sur leurs factures, a-t-elle indiqué. De plus, la décision de plusieurs grandes entreprises de passer du mazout au gaz a eu pour effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Malgré tout, la meilleure façon pour le gouvernement de tirer profit de la manne est de toucher des redevances en autorisant l'exploitation du gaz de schiste, a insisté Mme Brochu.

L'action de Valener (TSX:VNR), qui détient une participation d'environ 29 % dans Gaz Métro, a clôturé à 16,30 $ mardi, en hausse de 0,2 %, à la Bourse de Toronto.