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12/03/2013 02:22 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

En visite dans la ville des 50 milliards $

Les inspecteurs de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO) foulent, pour la neuvième et avant-dernière fois, les installations de Sotchi à moins d'un an de la grande messe olympique de 2014.

La délégation dirigée par l'ancien skieur alpin et coureur automobile français, Jean-Claude Killy, a le mandat de s'assurer du bon déroulement des préparatifs de la station balnéaire de la mer Noire.

Deux jours de rencontres et de visites sont prévus, mardi et mercredi. Des représentants de chacune des sept fédérations internationales de sports olympiques d'hiver font partie du voyage.

Les discussions tourneront autour du relais de la flamme, de l'opération des Jeux et de la technologie. Les acteurs olympiques aborderont aussi l'« expérience des clients » avec les groupes de travail chargés d'examiner les services offerts aux athlètes, aux comités nationaux olympiques, aux spectateurs, aux partenaires marketing et aux médias.

La contrée de Vladimir Poutine prévoit sortir de sa poche près de 50 milliards de dollars pour les sites de compétitions et les projets d'infrastructures pour l'organisation de ses premiers jeux. Sotchi remporte la médaille d'or des Jeux les plus dispendieux de l'histoire.

Le calendrier des visites des commissions de coordination du CIO prévoit deux périples par année dans les villes hôtes.

Moins de coureurs

Le gigantisme olympique semble refroidir les villes qui souhaitent voir la flamme briller dans leur stade. Les 50 milliards de dollars que les Russes réservent pour la construction de ses sites risquent de rendre plus frileuses les futures hôtesses.

Déjà, les Autrichiens de Vienne et les Suisses du canton des Grisons ont rejeté les projets de soumission pour l'obtention des Jeux olympiques.

Les habitants de la capitale autrichienne ont dit « non » à 71,94 % par voie de référendum. Ils balaient du revers de la main les plans pour accueillir la flamme dans leur ville en 2028. L'annonce a été faite par le gouvernement mardi.

« Nous acceptons le résultat du référendum », a déclaré Karl Stoss, président du Comité olympique autrichien, aux médias autrichiens.

« Nous serions heureux que les investissements dans les infrastructures sportives de la ville de Vienne servent à offrir des conditions de formation supérieures à nos athlètes et puissent permettre à Vienne de régulièrement organiser de grands événements sportifs internationaux, même s'ils ne sont pas à l'échelle des Jeux olympiques », soutient celui qui appuyait la possible candidature de Vienne.

Le pays d'Europe centrale a été l'hôte des Jeux d'hiver en 1964 et 1976, mais n'a jamais accueilli les Jeux d'été.

Au début mars, les habitants du canton des Grisons, région à l'est de la Suisse où se trouvent deux stations huppées de sports d'hiver, ont tranché en rejetant à 52,7 % la proposition de candidature pour l'obtention des Olympiques d'hiver de 2022.

Leurs compatriotes de Davos (56,2 %) et de Saint-Moritz (61 %) avaient auparavant appuyé le projet par référendum.

Saint-Moritz a vu les exploits de la communauté internationale olympique à deux occasions, en 1928 et 1948.

L'an dernier, Rome a retiré sa candidature pour l'obtention des Jeux olympiques de 2020. « Nous sommes arrivés à la conclusion unanime qu'il ne serait pas responsable, dans les conditions actuelles en Italie, d'assumer ces garanties », le chef du gouvernement italien, Mario Monti. Son pays se trouve embourbé dans la crise financière européenne.

On remarque une tendance dans le mouvement olympique. On comptait cinq villes dans les rangs pour l'obtention des Jeux d'été de 2012, quatre pour ceux de 2016 et trois pour 2020.

Pendant que les villes se retirent des lignes de départ, le budget de Jeux enfle. Vancouver 2010 avait un budget de 1,9 milliard de dollars. Les Turinois disposaient en 2006 de 3,5 milliards de dollars.