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12/03/2013 11:05 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Dépeceur présumé de Montréal: la justice refuse d'exclure la presse

Les audiences préliminaires en vue du procès de Luka Rocco Magnotta, un ancien acteur porno accusé d'avoir tué et dépecé en mai dernier à Montréal son petit ami chinois, se dérouleront en public, a décidé mardi une juge, en rejetant une requête de la défense.

Lundi, au premier jour de l'enquête préliminaire, les avocats de Magnotta avaient demandé que le public et les journalistes soient bannis de la salle d'audience afin d'assurer un "procès juste" à leur client.

Ils avaient soutenu en substance que la présence des journalistes risquerait d'influencer négativement le jury.

Cette mesure n'est pas nécessaire, a toutefois tranché mardi la juge Lori Renée Weitzman en expliquant que la presse est déjà soumise à une ordonnance du tribunal lui interdisant de rapporter les arguments débattus par les parties dans la salle d'audience.

L'enquête préliminaire, qui doit se poursuivre jusqu'au 23 mars, a pour but de permettre à la juge d'évaluer les éléments réunis par l'accusation pour décider s'il y a lieu de poursuivre.

La famille de la victime assiste aux audiences, tout comme Magnotta, qui est assis dans le box des accusés. L'affaire est couverte par plusieurs dizaines de journalistes, photographes et vidéastes venus du Canada et de l'étranger.

Magnotta, 30 ans, est accusé d'avoir tué en mai dernier à Montréal avec un pic à glace son petit ami Lin Jun, d'avoir découpé son corps, d'en avoir envoyé des parties par la poste à travers le Canada, y compris au parti conservateur au pouvoir, et d'avoir tourné une vidéo de ses actions, diffusée ensuite sur internet.

Le tronc de la victime avait été découvert dans une valise mise aux ordures dans une ruelle de Montréal, près du logement de Magnotta. La tête n'a été retrouvée que début juillet, dans un parc.

Arrêté en Allemagne le 4 juin 2012 après une cavale en France, rapidement extradé, Magnotta a plaidé non coupable de tous les chefs d'accusation, lors d'une première comparution en juin dernier.

via-jl/rap