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12/03/2013 11:03 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Commission Charbonneau: L'opposition favorable à la prolongation

QUÉBEC - Les partis de l'opposition sont favorables à une prolongation de 18 mois du mandat de la Commission Charbonneau.

Le député libéral Robert Poëti a déclaré que le gouvernement doit répondre positivement à la demande de la juge France Charbonneau, dont la commission examine les malversations dans le secteur de la construction.

M. Poëti, porte-parole en matière de sécurité publique, croit que cette prolongation sera profitable malgré les coûts supplémentaires que cela pourrait occasionner.

Selon le député libéral, les travaux de la commission constituent un investissement puisque cela permet de lutter contre la hausse des coûts de construction causés par les malversations.

«Si la commissaire juge nécessaire ce temps-là pour faire l'ensemble de la commission, qu'elle le fasse, a-t-il dit. Parce que ç'a été réclamé, parce que les gens la voulaient, parce qu'elle est là maintenant, elle est en place, la structure est existante.»

Le député de la Coalition avenir Québec Jacques Duchesneau a lui aussi plaidé pour que les travaux continuent. Il a affirmé que les travaux de la commission font baisser les coûts des contrats. «Ça ne me préoccupe pas, au contraire, on sauve de l'argent», a-t-il dit.

Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a répété que le gouvernement a reçu cette demande de prolongation de Mme Charbonneau. «C'est le conseil des ministres qui aura à statuer sur cette demande, a-t-il dit. Nous sommes en train d'analyser cette demande.»

Du côté de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), la demande de prolongation a été accueillie plutôt favorablement.

Faut-il pour autant prolonger l'exercice de 18 mois? Le président de l'organisme, Daniel Lebel, dit s'en remettre à l'expertise des membres de la commission, mais reconnaît tout de même souhaiter que le tout soit bouclé «le plus rapidement possible» afin de ne pas nuire au climat économique.

«Nous, ce qu'on souhaite, c'est que les travaux ne soient pas ralentis. On est en train de refaire le Québec au niveau des infrastructures, et là, je sais qu'il y a un espèce de ralentissement parce qu'il y a un peu d'inquiétude», a-t-il fait valoir.