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12/03/2013 10:20 EDT | Actualisé 12/05/2013 05:12 EDT

Accord sur le rachat par le gouvernement de la dette des Koweïtiens

Les autorités koweïtiennes sont parvenues mardi à un accord préliminaire en vertu duquel le gouvernement devra racheter des milliards de dollars de dettes contractées par des Koweïtiens et en annuler les intérêts.

"Un accord sur la question est intervenu", a déclaré à des journalistes le ministre des Finances Mustapha al-Chamali, après une réunion de la commission des finances et de l'économie du Parlement. "L'accord sera finalisé la semaine prochaine", a ajouté le ministre qui a longtemps résisté à un tel arrangement.

Le chef de la commission, le député Youssef al-Zalzalah, a expliqué que le gouvernement devrait acheter les dettes contractées par les Koweïtiens auprès des banques entre le 1er janvier 2002 et le 30 mars 2008.

Des députés ont affirmé que les banques koweïtiennes avaient violé les textes régulant les prêts en appliquant des taux d'intérêts excessifs, et que la banque centrale avait échoué à faire respecter la loi.

Le gouvernement va annuler les intérêts et rééchelonner de façon plus souple le règlement de ces dettes, en des tranches ne dépassant pas les 40% des revenus des personnes endettées.

Le montant de la dette est mal connu mais un membre de la commission, Ahmed Lari, a estimé que le processus coûterait 900 millions dinars (3,2 milliards de dollars) aux finances publiques. Quelque 66.000 Koweïtiens doivent en bénéficier, selon un autre élu.

Le gouvernement avait rejeté un accord voté par un précédent Parlement en janvier 2010, au moment où la dette des Koweïtiens était estimée à 21,6 milliards de dollars et les intérêts à 5,2 milliards de dollars.

Le gouvernement a changé d'avis après l'élection d'un Parlement favorable au pouvoir en décembre lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.

Le Koweït, qui dit contrôler 10% des réserves de pétrole dans le monde, produit environ 3 millions de barils par jour.

Etat providence pour ses citoyens, le Koweït a des avoirs investis à l'étranger d'environ 400 milliards de dollars amassés durant les treize dernières années grâce au renchérissement du pétrole.

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