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11/03/2013 02:32 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Tsunami du 11 mars 2011 : le Japon se souvient

Il a exactement deux ans, le 11 mars 2011, un violent tremblement de terre d'une magnitude de 8,9 frappait le large de la côte nord-est du Japon. Un puissant tsunami s'en était suivi, balayant tout sur le passage des vagues qui dépassaient parfois 10 mètres de hauteur et endommageant la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

Le Japon s'est arrêté à 14 h 46 heure locale lundi, pour se souvenir de la tragédie qui a fait plus de 19 000 morts et disparus. Une minute de silence a été observée à travers le pays.

Des cérémonies étaient aussi organisées dans la capitale, Tokyo, ainsi que dans les régions du nord-est du pays, les plus durement ravagées par la catastrophe naturelle.

À Tokyo, l'empereur Akihito a rendu hommage aux victimes et a demandé aux Japonais de se rappeler que beaucoup de gens vivaient toujours dans des conditions difficiles.

Il a souligné l'importance de mieux préparer la population pour de telles catastrophes « en espérant que les exercices puissent sauver les vies de nombreuses personnes. »

Lent rétablissement

Pendant ce temps, les opérations se poursuivent toujours pour récupérer les corps des victimes. Plus de 2500 personnes sont toujours portées disparues. Des plongeurs sondent les fonds marins, jonchés de détritus.

Les travaux de reconstruction avancent lentement. Des dizaines milliers de personnes vivent toujours dans des abris temporaires, tandis que 300 000 autres sont toujours évacuées de leur région. On estime par ailleurs que 2300 personnes ont perdu la vie depuis la catastrophe, en raison de leurs conditions de vie.

La préfecture de Fukushima est au centre du recueillement, parce que deux ans après le tsunami, les ravages y sont encore bien présents. Le tsunami avait provoqué d'importants dégâts à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Les habitants doivent encore vivre avec les effets de la catastrophe, principalement économiques.

Lundi, 800 évacués de Fukushima ont déposé une poursuite contre le gouvernement et la Tokyo Electric Power Company, qui opérant la centrale, réclamant des indemnisations pour les souffrances encourues. Ils souhaitent obtenir une allocation mensuelle d'environ 600 $, jusqu'à que toutes les traces de radiation aient disparu, ce qui pourrait prendre des décennies.