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11/03/2013 01:20 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Région des lacs expérimentaux : des négociations à moitié rassurantes

Des négociations sont en cours pour transférer la responsabilité de la Région des lacs expérimentaux (RLE) du gouvernement fédéral à des groupes indépendants, mais tous ne sont pas d'avis que ces pourparlers garantissent la survie de l'installation de recherche.

La RLE, située dans le nord-ouest de l'Ontario, est une zone comprenant 58 petits lacs, où le ministère de la Pêche et des Océans mène des expériences sur des plans d'eau entiers depuis 1968. Les projets qui y sont menés coûtent environ deux millions de dollars par année.

Ottawa conservera la gestion de la RLE jusqu'au 1er septembre, mais a annoncé en mai 2012 qu'il ne paierait pour aucune recherche qui y sera menée après le 31 mars prochain.

Dave Canfield, le maire de la ville ontarienne de Kenora, située tout près de la RLE, indique qu'il sait que des négociations sont en cours pour un transfert des responsabilités. Cela lui permet d'entrevoir un avenir optimiste, dit-il, et il espère qu'une entente sera conclue d'ici la fin mars.

Toutefois, tous ne partagent pas son optimiste. La directrice du groupe Sauvons la RLE et professeure de biochimie à l'Université de Regina, Britt Hall, craint que 44 ans de collecte continue de données ne soient abruptement stoppés et que des expériences ne soient annulées en plein élan.

Mme Hall affirme qu'une interruption du financement ne la surprend pas, car elle a toujours douté de l'engagement du fédéral à réellement transférer le contrôle des installations. Selon elle, Ottawa veut fermer la RLE parce que les recherches qui y sont menées ne sont « pas pratiques ».

Le député fédéral conservateur de Kenora, Greg Rickford, rétorque que là n'est pas la question et argue que les dollars dédiés à la recherche dans la RLE sont nécessaires ailleurs au pays. Il évoque l'Ouest canadien, où le niveau de développement industriel dans des endroits comme la région des sables bitumineux de l'Alberta est si intense que des études sur les écosystèmes locaux sont nécessaires d'urgence.

Les défenseurs de la RLE n'ont pas à s'inquiéter, ajoute M. Rickford. « Nous avons des garanties que des négociations ont lieu comme elles le devraient, et nous espérons qu'elles seront fructueuses ».