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11/03/2013 10:58 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

L'énorme séisme au Japon en 2011 a été détecté de l'espace par un satellite

Le puissant séisme dévastateur au Japon il y a exactement deux ans a été détecté depuis l'espace par un satellite, ont indiqué des chercheurs lundi.

Les équipements spéciaux à bord de ce satellite ont pu capter les ondes sonores à très basse fréquence produites par ce tremblement de terre de magnitude 9, selon leur étude publiée dans la revue américaine Geophysical Research Letters.

Le tsunami provoqué par le séisme a fait 19.000 morts et gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, ce qui a forcé le déplacement de dizaines de milliers de personnes.

"Les infrasons atmosphériques émis à la suite du tremblement de terre ont provoqué des variations dans la densité de l'air" détectées par les instruments ultra-sensibles à bord du satellite "Gravity Ocean Circulation Explorer" ou GOCE, de l'Agence spatiale européenne (ESA), ont indiqué les scientifiques.

Les tremblements de terre produisent des ondes sismiques qui se propagent à l'intérieur de la planète, mais quand ils sont puissants, ils font aussi vibrer la surface de la terre comme un tambour, ont-ils expliqué.

Ces vibrations produisent des sons très graves inaudibles à l'oreille humaine qui se déplacent à travers l'atmosphère.

Le satellite GOCE est conçu pour capter et enregistrer ces signaux, agissant comme un sismographe orbital.

Selon ces chercheurs, l'amplitude 9 de la secousse le 11 mars 2011 a produit une énorme ondulation dans l'atmosphère qui a provoqué une accélération des ondes.

"Ces perturbations ont produit des ondes acoustiques verticales d'une vélocité de 130 mètres par seconde", a précisé l'étude.

Le satellite a enregistré le premier signal alors qu'il survolait l'océan Pacifique environ 30 minutes après le séisme et 25 minutes plus tard au-dessus de l'Europe.

"Avec cet instrument, les sismologues peuvent commencer à regarder dans l'espace pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur de la Terre", s'est réjoui Raphaël Garcia, de l'Institut de recherche en astrophysique et en Planétologie en France.

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