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11/03/2013 05:21 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Les menaces de guerre de la Corée du Nord inquiètent la Maison-Blanche

WASHINGTON - Le porte-parole du président Barack Obama a déclaré lundi que la Maison-Blanche s'inquiétait des menaces de guerre proférées par la Corée du Nord alors que le gouvernement américain a décidé d'imposer des sanctions à une banque et à un dirigeant nord-coréens.

Cette déclaration fait suite à une nouvelle rapportée par les médias officiels du régime de Kim Jong-un selon laquelle Pyongyang annulait l'armistice signé il y a 60 ans pour mettre fin à la guerre de Corée.

Jay Carney a affirmé devant les journalistes réunis à Washington lundi que l'attitude belliqueuse de la Corée du Nord suscitait de l'inquiétude au sein de l'administration Obama et que ses menaces visaient à faire monter la tension et à intimider les autres pays.

Il a prévenu que République populaire démocratique de Corée n'arriverait à rien avec un tel comportement qui ne ferait que l'isoler davantage et miner les efforts de la communauté internationale pour assurer la stabilité de l'Asie du Nord-Est.

Le département du Trésor américain a annoncé lundi qu'il avait inscrit sur sa liste noire la principale banque de commerce extérieur de la Corée du Nord en raison de son rôle de soutien au programme d'armes de destruction massive ainsi que Paek Se-Bong, le président du comité chargé de superviser la production nord-coréenne de missiles balistiques.

Cette mesure a pour effet de geler tous les actifs des entités ou personnes visées aux États-Unis et de leur interdire d'effectuer des transactions avec des Américains.

Le conseiller de Barack Obama en matière de sécurité nationale, Tom Donilon, a indiqué dans un discours prononcé devant l'Asia Society à New York que les déclarations de Pyongyang étaient peut-être exagérées. Il a toutefois promis que les États-Unis protégeraient ses alliés.

M. Donilon a également révélé que le président américain rencontrerait son homologue sud-coréenne, Park Geun-Hye, à la Maison-Blanche au mois de mai.

La porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, a déclaré que l'exercice militaire présentement mené par les États-Unis et la Corée du Sud, que Pyongyang voit comme une provocation, se déroulaient à chaque année. Elle a précisé que la Corée du Nord avait été avisée à l'avance de la tenue des manoeuvres.