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11/03/2013 01:37 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont assécher les rentrées de devises de la Corée du Nord

Les Etats-Unis ont décidé d'imposer des sanctions contre la banque nord-coréenne du commerce extérieur pour tenter d'assécher les rentrées de devises utilisées par Pyongyang dans son programme nucléaire, a annoncé lundi un proche conseiller du président Barack Obama.

"Aujourd'hui, le département du Trésor annonce l'imposition de sanctions américaines contre la banque du commerce extérieur de Corée du Nord, la principale banque de change de devises étrangères, pour son rôle de soutien au programme d'armes de destruction massive" du pays, a précisé Tom Donilon, le conseiller de sécurité nationale de M. Obama, lors d'une allocution à New York.

"Pour obtenir l'aide dont elle a tellement besoin et le respect qu'elle prétend désirer, la Corée du Nord devra changer de trajectoire", a remarqué M. Donilon lors de son discours devant l'"Asia Society", un groupe oeuvrant au rapprochement entre les Etats-Unis et l'Asie.

"Autrement, les Etats-Unis continueront à oeuvrer avec leurs alliés et partenaires à resserrer les sanctions unilatérales et internationales pour entraver les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord", a prévenu le conseiller de M. Obama.

Cette mise en garde est intervenue alors que les tensions sont brutalement remontées ces derniers jours dans la péninsule coréenne, où Washington et Séoul ont entamé des manoeuvres militaires de grande ampleur, dénoncées par le régime stalinien du Nord.

Pyongyang a menacé la semaine dernière de dénoncer dès ce lundi l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, a brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire" et a averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".

Aux sources de ce contexte explosif, figurent le tir réussi en décembre d'une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Après le vote de l'ONU, le régime nord-coréen a fait savoir qu'il considérait désormais comme nuls et non avenus "tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud".

M. Donilon, qui a récemment assisté à la prise de fonctions de la nouvelle présidente sud-coréenne, Park Geun-Hye, a profité de son discours pour révéler que Mme Park serait reçue en mai par M. Obama à la Maison Blanche.

Le conseiller présidentiel américain a également insisté sur la convergence de vue entre Washington et ses alliés sud-coréens et japonais face aux Nord-Coréens. "L'époque où la Corée du Nord pouvait exploiter toute fissure entre nos trois gouvernements est terminée", a-t-il assuré.

M. Donilon a aussi affirmé que "les perspectives d'une résolution pacifique" du dossier nord-coréen devraient "également requérir une coordination étroite avec le nouveau gouvernement chinois".

"Nous pensons qu'aucun pays, pas même la Chine, ne devrait entretenir de relations normales avec une Corée du Nord qui menace ses voisins", a-t-il souligné.

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