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11/03/2013 11:57 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Le prince héritier de Bahreïn nommé premier vice-Premier ministre

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad ben Issa Al-Khalifa, a été nommé lundi premier vice-Premier ministre, une décision bien accueillie par le principal groupe de l'opposition chiite, le Wefaq.

Dans un décret publié par l'agence officielle Bna, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a indiqué sans plus de précision que cette nomination était destinée à "développer l'action du pouvoir exécutif".

Le prince héritier, un fils du roi, n'a cessé de plaider en faveur du dialogue pour résoudre la crise politique à Bahreïn, un petit royaume du Golfe secoué depuis deux ans par une vague de contestation.

Les manifestations sont animées notamment par le puissant mouvement chiite Wefaq, dans ce royaume à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Dans un communiqué, le Wefaq a salué cette nomination, tout en disant espérer qu'elle sera temporaire car "la réforme politique voulue doit se traduire par le fait que le Premier ministre est élu et non nommé".

L'opposition milite pour une monarchie constitutionnelle, dans laquelle le chef du gouvernement serait désigné par la majorité parlementaire, et appelle au départ du Premier ministre, Khalifa ben Salmane Al-Khalifa, un oncle du roi en poste depuis plus de 40 ans.

Le Wefaq a également souhaité que cette nomination se traduise par une véritable politique de lutte contre la corruption, la fin des recrutements discriminatoires dans l'administration, qui pénalise, selon lui, les chiites.

Le groupe a aussi souhaité que soit mis fin aux "naturalisations à caractère politique". Le Wefaq dénonce régulièrement les naturalisations de sunnites d'autres pays arabes, affirmant qu'elles visent à changer la balance démographique en faveur des sunnites.

Enfin, il a espéré qu'elle débouche sur plus de "libertés, la fin de la répression et ait un impact positif sur le dialogue national".

L'opposition et le gouvernement ont entamé une nouvelle session de dialogue le 10 février, dans le but de trouver une issue à la crise. Les participants se retrouvent deux fois par semaine mais ce dialogue piétine.

bur/mh/cco