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11/03/2013 04:14 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Le gouvernement fédéral abandonne un projet d'étude sur la langue et le crime

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a dû se résoudre à abandonner la réalisation d'une étude sur les possibles liens entre la langue parlée et la criminalité juvénile.

Selon des échanges de courriels, il n'y avait pas suffisamment de jeunes francophones au Canada anglais ni de jeunes anglophones au Québec pour mener l'étude envisagée.

Les chercheurs voulaient tenter de vérifier s'il existe un lien entre l'appartenance à une minorité linguistique et les chances que de jeunes contrevenants ne deviennent des criminels.

Le ministère fédéral de la Justice avait prévu interroger 105 jeunes des deux minorités linguistiques «officielles» qui seraient hébergés dans des centres de réhabilitation de six provinces: l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et le Québec.

Selon les courriels, les chercheurs n'ont cependant trouvé des jeunes répondant à leurs critères que dans deux provinces. Ces jeunes n'étaient par ailleurs pas hébergés dans des centres de réhabilitation mais plutôt de probation.

Devant un tel constat, le gouvernement fédéral n'a eu d'autre choix que d'annuler son contrat avec le Prairie Research Associates, basé à Winnipeg.