NOUVELLES
11/03/2013 03:46 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

La Banque de développement ne coûtera pas cher à créer, assure Zakaïb

MONTRÉAL - La création de la Banque de développement du Québec ne nécessitera pas d'importants investissements de la part du gouvernement, a assuré lundi la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb.

À l'issue d'un discours prononcé devant le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, Mme Zakaïb a indiqué que le projet de loi prévoyant la mise sur pied de la Banque était «prêt» et qu'elle allait le déposer à l'Assemblée nationale au cours des prochaines semaines.

Élaine Zakaïb a soutenu que la nouvelle structure ne coûtera «à peu près rien» à l'État puisque celle-ci récupérera les employés et les bureaux régionaux de l'actuel bras financier du gouvernement, Investissement Québec, et du ministère des Finances et de l'Économie. Les dépenses qui devront inévitablement être engagées seront financées par les «fonds propres» d'IQ, a précisé la ministre.

Dans les nombreuses villes où les bureaux d'IQ et du ministère sont séparés, ceux-ci seront regroupés à terme, mais pas avant l'échéance des baux, question d'éviter les frais de résiliation.

La future Banque prendra des participations dans des PME, de sorte que son rendement sera probablement plus faible que celui d'IQ à l'heure actuelle, compte tenu du risque plus élevé, a reconnu Mme Zakaïb, confirmant ainsi des propos tenus récemment par l'actuel président et chef de la direction d'IQ, Jacques Daoust.

Malgré tout, l'objectif de la Banque de développement sera semblable à celui d'IQ, soit de générer un rendement suffisant pour couvrir le coût des fonds nécessaires à ses investissements, c'est-à-dire environ quatre pour cent. La Banque devra éviter de «faire du rendement sur le dos des entreprises», a insisté Élaine Zakaïb.

À la différence d'IQ, la Banque sera présente dans le secteur du capital-risque. Pour Mme Zakaïb, cette nouvelle activité va de soi: «c'est le rôle de l'État de de créer de nouvelles entreprises», a-t-elle plaidé.

La ministre n'a pas voulu dire si elle entendait nommer M. Daoust, dont le contrat prend fin le 31 décembre, à la tête de la future Banque de développement. Elle a néanmoins estimé que le dirigeant «fait une très bonne job chez Investissement Québec».