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11/03/2013 06:44 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Gazoduc entre l'Iran et le Pakistan: lancement des travaux côté pakistanais

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue pakistanais Asif Ali Zardari ont lancé lundi les travaux de la portion pakistanaise d'un projet conjoint de gazoduc, lors d'une cérémonie à la frontière entre les deux pays.

Les deux dirigeants ont dévoilé une plaque près de Chabahar (sud-est d'Iran) sur le site du chantier dont le coût est évalué à 7,5 milliards de dollars. Des membres des deux gouvernements étaient présents de même que le ministre émirati de l'Energie Mohammad Ben Zaën al-Hameli, selon les médias iraniens.

"La réalisation de ce gazoduc est dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et du progrès des deux nations (...) et consolidera les liens économiques, politiques et sécuritaires" entre elles, ont déclaré les deux présidents, cités par les médias.

Ce gazoduc court sur 1.800 km entre le champ gazier offshore de South Pars et Nawabchah, au nord de Karachi. Il doit permettre à l'Iran de livrer, à partir de décembre 2014, 21 millions de mètres cubes de gaz par jour au Pakistan, pays confronté à une crise énergétique qui plombe les performances de son secteur industriel et irrite au quotidien la population.

Mais depuis son lancement en 2010, le projet a rencontré des difficultés en raison de problèmes de financement du côté pakistanais et des pressions des Etats-Unis qui cherchent à isoler l'Iran pour pousser ce pays à renoncer à ses activités nucléaires controversées.

L'Iran a quasiment achevé les travaux sur son territoire, mais le Pakistan n'a pas encore commencé la construction du gazoduc sur les 780 kilomètres prévus de son côté. Pour débloquer le projet, Téhéran a récemment accepté de financer un tiers du 1,5 milliard USD nécessaires pour la pose du gazoduc côté pakistanais, qui a été confiée à une entreprise iranienne.

L'Iran, qui possède les deuxièmes réserves mondiales de gaz, développe rapidement sa production et a un besoin vital de l'exporter, alors que le pays est étranglé par l'embargo pétrolier occidental qui a divisé par deux ses exportations de brut depuis début 2012. Le Pakistan, qui a un besoin aigu d'énergie, compte produire 20% de son électricité grâce au gaz iranien.

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