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11/03/2013 02:45 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Des joueurs autonomes intéressants dans la NFL, mais rien d'éclatant

La plupart des noms connus qui deviendront joueurs autonomes ne sont plus de grandes vedettes.

Certes, Ed Reed vient d'aider les Ravens de Baltimore à remporter le Super Bowl, Wes Welker réussit 100 attrapés par année et Dashon Goldson est un joueur-étoile.

Mais le groupe de 2013 est davantage composé de joueurs défensifs qui avancent en âge comme Charles Woodson, Brian Urlacher et Ronde Barber. Et ensuite, il y a des receveurs et demis à l'attaque solides mais loin d'être inoubliables comme Greg Jennings, Mike Wallace, Reggie Bush et Michael Turner.

Quand le marché des joueurs automones sera lancé mardi à 16h, heure de l'Est, alors que chacune des 32 équipes sera sous le plafond salarial imposé de 123 millions $ US, la guerre des enchères pourrait sévir pendant un certain temps. Ou peut-être que non, compte tenu des dangers que comporte l'embauche de joueurs en déclin pour des salaires démesurés qui pourraient menotter des équipes financièrement.

Il y aura du talent de disponible, mais peut-être pas du talent qui est en position de commander des salaires-records. Surtout si on considère les risques qui viennent avec de tels paris.

«Nous avons fait une étude pour essayer de déterminer quel pourrait être le taux de succès, a indiqué Bill Polian, qui a transformé les Bills de Buffalo, les Panthers de la Caroline et les Colts d'Indianapolis en équipes de premier plan et agit maintenant comme analyste à la télé. Et ça ressemble au taux de succès qu'on observe au repêchage, soit un peu plus de 50 pour cent.

«Ensuite, ça devient une question de jugement, qualitatif ou subjectif, alors que tout dépend du coût. Par exemple, tel joueur qui t'a coûté 12 millions $ par année, est-il un succès s'il est un joueur partant ou est-il un succès seulement s'il t'aide à participer aux séries?»

Le nombre de joueurs autonomes qui ont aidé leurs équipes à se qualifier pour les séries, la saison dernière, est impressionnant. Rien qu'au sein des deux équipes ayant participé au match du Super Bowl, on retrouve le demi de sûreté Reed, le secondeur Dannell Ellerbe ainsi que le secondeur et ailier défensif Paul Kruger chez les Ravens; et le demi de sûreté Goldson, le joueur de ligne défensive Isaac Sopoaga ainsi que les receveurs Delanie Walker et Randy Moss chez les 49ers.

Vous pouvez ajouter Welker, Turner, Sam Baker, Dan Koppen, Andre Smith et Fred Davis à cette liste.

Les deux champs arrières sont bien garnis de candidats sans contrat. Outre Reed, Goldson, Woodson et Barber chez les demis défensifs, on retrouve Aqib Talib, Brent Grimes, Kenny Phillips, LaRon Landry et son frère Dawan Landry, Dominique Rodgers-Cromartie, Keenan Lewis et Quentin Jammer.

Chez les porteurs de ballon, il y a Bush, Turner, Steven Jackson, Ahmad Bradshaw, Jerome Felton, Shonn Greene et Rashard Mendenhall.

Polian prévient qu'une position s'avère particulièrement risquée au repêchage: celle d'ailier espacé. Mais ce n'est pas le cas chez les joueurs autonomes, selon lui.

Dépenser un bon montant sur Welker, Wallace, Jennings, ou encore prendre une chance avec Moss, Deion Branch ou Julian Edelman pourrait donc s'avérer payant.

Il sera intéressant de voir à quel point les vétérans qui ont joué longtemps avec la même équipe susciteront l'intérêt. Urlacher a 34 ans, Reed en a 35, Woodson 36 et Barber 37.

Les propriétaires et les directeurs généraux feront-ils le pari que ces habitués du Pro Bowl ont encore assez de carburant dans le réservoir pour leur amener davantage que de l'expérience et du leadership?

«Il y a des clubs, nous étions parmi ceux-là, qui se disent que si un joueur a 27 ans ou plus, nous n'allons probablement pas lui accorder un généreux contrat à long terme, a commenté Polian. Mais si vous estimez que vous êtes à un receveur de qualité près (de tout gagner) et que l'examen médical s'avère correct, alors peut-être que vous pouvez y aller. C'est ce qui rend le marché des joueurs autonomes aussi intéressant.»

L'autre élément intéressant, c'est que les équipes ont eu trois jours pour discuter avec les agents des joueurs qui sont complètement libres. L'idée était d'éliminer la possibilité de maraudage.

«Je crois que tout le monde sera intéressé de voir quels seront les résultats, a affirmé Polian. Je ne dirais pas que tout le monde était entiché par cette idée. Bien des gens avaient des réserves.

«Mais de façon générale, on avait le sentiment que ça allait mettre un peu d'ordre dans un processus qui avait été caractérisé jusqu'ici par le chaos. Les agents peuvent parler à des clubs, ils peuvent retourner voir l'ancien club avec certains paramètres. Ils peuvent évaluer qui est intéressé et qui ne l'est pas.»