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11/03/2013 03:38 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Assurance-emploi: des parents seront aussi admissibles à la prestation-maladie

OTTAWA - Critiqué avec véhémence pour sa réforme de l'assurance-emploi, le gouvernement conservateur fait une petite ouverture pour quelques milliers de parents.

Ottawa a annoncé qu'il serait dorénavant permis, pour les personnes touchant une prestation parentale du programme d'assurance-emploi, de demander une indemnisation pour cause de maladie. Cette nouvelle mesure, qui doit entrer en vigueur le 24 mars, touchera environ 6000 Canadiens.

Les Canadiens qui touchent une prestation parentale ne pouvaient jusqu'ici avoir accès aux prestations de maladie s'ils se blessaient ou tombaient malade, car ils n'étaient pas considérés comme étant «aptes au travail».

La ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley, a indiqué lundi que l'assouplissement du règlement permettrait aux parents de se prévaloir de la prestation-maladie lorsqu'ils se blessent ou tombent malade alors qu'ils touchent aussi une allocation parentale.

Ce revirement survient alors que le gouvernement conservateur a récemment mis en oeuvre toute une série de modifications au régime d'assurance-emploi. Ottawa a défendu sa réforme en plaidant que de telles mesures permettraient de combattre les fraudes dans le domaine.

Or, l'opposition au Parlement et les premiers ministres des provinces de l'Est ont vertement critiqué cette réforme. Ils affirment que les modifications sont dénuées de sens pour les travailleurs et pourraient dévaster certains secteurs saisonniers, comme la pêcherie ou le tourisme.

La ministre du Travail, Lisa Raitt, était sur la défensive, vendredi dernier, lors de la période de questions. Ces changements ne sont rien d'autres que «le bon sens», selon elle.

Mme Raitt a ajouté que les modifications visaient à assurer que «le service serait disponible pour les personnes lorsqu'elles en ont besoin, c'est-à-dire lorsqu'elles perdent leur emploi dans des circonstances qui ne sont pas de leur ressort».

La réforme prévoit que les Canadiens réclamant souvent des prestations d'assurance-emploi devront prouver être activement à la recherche d'un emploi. Ils devront également accepter un emploi dans un rayon de 100 kilomètres de leur résidence s'ils sont qualifiés pour le poste, et que la rémunération est au moins équivalente à 70 pour cent de leur salaire précédent.

Ces changements ont provoqué la colère des travailleurs partout au pays, et plus particulièrement au Québec et dans les provinces de l'Atlantique.

La réforme définit également ce qu'est un emploi convenable, et exige des prestataires qu'ils préparent des curriculum vitae, s'enregistrent dans des banques d'emploi, se rendent à des foires de l'emploi, postulent à des offres d'emploi et se soumettent à des évaluations de compétence.

Le gouvernement fédéral estime que ces mesures devraient lui coûter 7,2 millions $ par année, mais permettront d'économiser au final 12,5 millions $ pour l'année en cours, et 33 millions $ l'an prochain.