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11/03/2013 08:44 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

Al-Qaïda revendique le massacre de soldats syriens en Irak

L'État islamique en Irak (ISI), branche d'Al-Qaïda dans le pays, a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à 48 soldats syriens et neuf gardes irakiens dans la province irakienne d'Al-Anbar la semaine dernière, selon un communiqué publié sur des sites djihadistes, lundi.

« Dans le désert de la province d'Al-Anbar, des équipes armées ont réussi à décimer un convoi de l'armée safavide [le gouvernement irakien dominé par les chiites] et ses véhicules » qui transportaient des « membres de l'armée du régime "noussaïri" [terme péjoratif désignant les alaouites, la minorité dont est issu Bachar Al-Assad] et des "chabbiha" », des miliciens prorégime, indique Al-Qaïda dans un communiqué.

Le 4 mars dernier, les victimes, des soldats blessés, avaient franchi la frontière au point de passage de Rabiyah, au nord de l'Irak, pour fuir les combats très violents qui se déroulaient du côté syrien.

Par la suite, les militaires syriens avaient été transférés par les autorités irakiennes de la province de Ninive vers Bagdad et retournaient vers la frontière, quand l'attaque a eu lieu.

À la suite de l'attaque, le ministère irakien de la Défense avait accusé un « groupe qui s'est infiltré en Irak depuis la Syrie » d'être derrière l'attaque.

Le gouvernement irakien de Nouri Al-Maliki est un des rares gouvernements arabes à s'être abstenu de demander le départ de Bachar Al-Assad.

L'embuscade contre les troupes syriennes n'est pas le premier épisode dans lequel l'Irak est impliqué contre son gré dans le conflit syrien.

En septembre dernier, des obus syriens étaient tombés du côté irakien de la frontière, à Qaïm, dans la province d'Anbar, et avaient tué une fillette de 4 ans. Le 3 mars, un soldat irakien avait été tué par un échange de tirs entre l'armée syrienne et des rebelles qui avaient atteint le nord de l'Irak.

Par ailleurs, de nombreux Syriens fuyant les combats se sont réfugiés en Irak.

Condamnation des États-Unis

Washington a condamné lundi l'attaque « terroriste » perpétrée contre les soldats syriens.

« Toutes les attaques de ce type, toutes les formes de terrorisme sont des choses que nous devons condamner », a déclaré à la presse la porte-parole du département d'État Victoria Nuland.

« À chaque fois que des non-combattants seront attaqués de cette manière - et il s'agissait évidemment de tactiques terroristes- nous le désignerons pour ce que c'est », a insisté Mme Nuland.