POLITIQUE
11/03/2013 10:35 EDT | Actualisé 11/05/2013 05:12 EDT

L'aide sociale au N.-B. déduit les dons de nourriture

Radio-Canada

Une dame au Nouveau-Brunswick perd une partie de ses prestations d'aide sociale parce que ses enfants lui apportent de la nourriture.

Le réfrigérateur de Gaetane Richard contient ce qu'elle appelle « le strict nécessaire », à peine de quoi faire un sandwich. Elle complète son épicerie avec ce que la banque alimentaire lui donne et un peu de nourriture apportée par ses enfants.

« Je ne dors presque pas la nuit parce que je me lève avec la faim, je me couche avec la faim. Tu ne peux pas avancer de même », affirme Gaetane Richard.

Mme Richard a fait une demande au programme d'aide sociale, qui doit lui fournir 537 $ par mois. Or, une fonctionnaire lui a appris qu'elle ne pourra même pas toucher ce plein montant.

« Elle m'a dit : "tes enfants peuvent t'aider, mais s'ils t'apportent de la nourriture, que ça soit pour 20 $, 40 $, ce que tu voudras, c'est enlevé sur ton chèque" », explique Mme Richard.

Selon le travailleur social Claude Snow (PHOTO), porte-parole du Comité des 12 pour la justice sociale, la loi sur la sécurité et le revenu familial n'exige pas de la part des fonctionnaires des questions aussi pointilleuses.

« Jamais, jamais il n'avait été question que le gouvernement commence à poser des questions sur quelles sortes de dépenses vous avez. C'est simplement les besoins et les revenus qui entrent », souligne M. Snow.

« Je demande à tous les ministres si eux autres seraient capables de vivre avec 537 $ par mois, et je voudrais bien qu'ils essaient ça. » — Gaetanne Richard

Pour sa part, Mme Richard y arrive en se contentant de simples activités.

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