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10/03/2013 12:40 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Un rassemblement se tiendra à Montréal lundi pour appuyer le projet de loi 14

MONTRÉAL - Le début des travaux parlementaires sur le projet de loi 14, qui vise à renforcer la loi 101, mettra à rude épreuve la paix linguistique entre francophones et anglophones.

Déjà, de nombreux regroupements anglophones ont dénoncé haut et fort sur la place publique les nouvelles dispositions prévues dans le projet de loi qui vise à renforcer la place du français au Québec.

Lundi, ce sera au tour des partisans du projet de loi de manifester leur soutien. Le SPQ Libre et la Société Saint-Jean-Baptiste invitent la population à se rassembler en soirée au Théâtre Plaza à Montréal.

Le président du SPQ Libre, Marc Laviolette, dénonce les positions très tranchées des médias anglophones qui ont vilipendé le projet de loi au cours des dernières semaines. La saga du «pastagate» ayant également amené de l'eau à leurs moulins.

M. Laviolette souligne qu'il est temps pour les francophones d'unir leurs forces pour appuyer le Parti québécois dans sa démarche.

D'autant plus que les troupes de Pauline Marois devront nécessairement trouver un appui du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a ouvert la porte à une possible entente pour faire passer le projet de loi.

Le Parti libéral a déjà annoncé qu'il votera contre le projet de loi 14.

«C'est un gouvernement minoritaire, il va y avoir une autre élection. Si les libéraux et la CAQ décident de s'essuyer les pieds sur le français comme langue commune, ils vont en porter l'odieux», martèle M. Laviolette.

S'il est adopté, le projet de loi 14 imposera de nouveaux examens de français aux étudiants fréquentant des écoles secondaires et des cégeps anglophones. Les municipalités ayant moins de la moitié de leur population anglophone perdront leur statut bilingue. Et les entreprises comptant de 26 à 49 employés devront faire du français leur langue de travail.