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10/03/2013 10:51 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

L'Iran prêt à coopérer pour retrouver un ex-agent du FBI disparu depuis 2007

L'Iran a répété dimanche n'avoir aucune information sur le sort d'un ex-agent du FBI, porté disparu depuis 2007 lors d'un séjour dans le pays, affirmant être prêt à coopérer pour le localiser.

"Nous avons dit à plusieurs reprises que nous n'avions aucune information sur cette affaire (...) nous avons répété que nous étions prêts à coopérer sur une base humanitaire afin de connaître le sort de cette personne et la façon dont elle a disparu", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence officielle Irna.

Robert Levinson, ancien agent américain du FBI qui a eu 65 ans dimanche, est porté disparu depuis le 9 mars 2007 alors qu'il enquêtait en tant que détective privé sur la contrebande de cigarettes sur l'île iranienne de Kish.

La Maison Blanche a dit vendredi attendre l'aide de l'Iran pour retrouver la trace de M. Levinson, qui avait travaillé 28 ans pour l'agence fédérale.

"Nous sommes prêts à coopérer à travers les services de Renseignement pour faire la lumière sur ce dossier", a ajouté M. Salehi, répétant que "cette personne n'est pas en Iran et les Américains l'ont admis".

En 2011, la secrétaire d'Etat américaine de l'époque Hillary Clinton avait fait part d'indications selon lesquelles Robert Levinson était en vie et détenu quelque part en "Asie du Sud-Ouest", dans des "régions frontalières d'Afghanistan, d'Iran et du Pakistan". Et en 2012, le FBI avait offert une récompense d'un million de dollars pour tout élément permettant de retrouver sa trace.

"En se basant sur la photo et les images de cette personne, elle n'est pas en Iran", a encore dit M. Salehi, en faisant référence à une photo rendue publique le 8 janvier par la femme de M. Levinson, sur laquelle il est habillé en combinaison orange et où il porte une pancarte "vous ne pouvez pas m'aider".

L'Iran et les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en avril 1980 et Téhéran est dans le collimateur de Washington notamment pour son programme nucléaire controversé.

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