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10/03/2013 07:41 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Formule 1 - Williams et Toro Rosso en quête de revanche

Williams et Toro Rosso ont terminé respectivement 8e et 9e du championnat constructeurs en 2012, un rang peu glorieux pour ces deux écuries que tout oppose et qui vont tenter de faire un peu mieux en 2013, avec des approches et des moyens différents.

Chez les Italiens de la petite Scuderia Toro Rosso (ex-Minardi), basée à Faenza, et chez les Anglais de Williams F1, toujours installés à Grove, les cultures sont différentes mais l'objectif est le même: survivre, et si possible progresser, avec des ambitions limitées par rapport aux écuries de pointe.

La reprise en 2012 d'un partenariat moteur avec Renault, comme à la grande époque des titres mondiaux et des victoires des années 90, a relancé Williams, pendant que Toro Rosso restait fidèle à Ferrari.

PME familiale, l'écurie Williams tourne toujours autour de Sir Frank, le père, 70 ans. Famille toujours: sa fille occupe désormais un poste stratégique dans l'équipe, qu'il a fondée au début des années 70, comme "directrice de la communication et des relations avec les investisseurs".

Comme Frank a de la suite dans les idées, il avait misé très tôt sur la technologie hybride, qui sera obligatoire à partir de 2014. Ce qui lui a permis de fournir un système Williams à l'Audi e-tron quattro victorieuse aux dernières 24 Heures du Mans, tout en développant un KERS "maison" (système de récupération de l'énergie au freinage) qui équipe désormais les Marussia de F1.

L'écurie de Faenza, très modeste quand elle s'appelait encore Minardi, s'est quant à elle découvert de nouvelles ambitions en devenant le "Junior Team", la filiale de Red Bull, en 2006, puis en remportant son premier Grand Prix en 2008 à Monza, grâce à Sebastian Vettel.

La saison 2012, avec deux nouveaux pilotes, a marqué un coup d'arrêt dans sa progression, et même un recul dans la hiérarchie mondiale, à cause d'une voiture ratée. Mais l'arrivée fin 2012 de James Key (ex-Sauber) a peut-être permis de redresser la barre, techniquement.

Les deux équipes sont très liées à un partenaire pétrolier: Williams avec les Vénézuéliens de PDVSA, qui ont financé le baquet de leur héros local, Pastor Maldonado, et Toro Rosso avec CEPSA, une société espagnole spécialisée dans la recherche pétrolière et la distribution de carburant.

Côté pilotes, Maldonado va vite, il l'a prouvé en 2012 en remportant le Grand Prix d'Espagne, à la surprise générale, mais il est inconstant, ce qui lui a valu de nombreuses pénalités et a coûté de nombreux points à Williams. Son nouvel équipier, le Finlandais Valtteri Bottas, est débutant en F1 mais supposé très fort... et plus calme, ce qui devrait lui permettre de récolter quelques points.

Côté Toro Rosso, le Français Jean-Eric Vergne, alias "JEV", plutôt bon en course, et l'Australien Daniel Ricciardo, plus rapide en qualifications, n'ont pas démérité l'an dernier, mais sans jamais faire mieux que 8e à l'arrivée. Ils vont entamer une saison cruciale pour leur carrière, avec comme enjeu une place éventuelle de titulaire chez Red Bull en 2014, à la place de Mark Webber, aux côtés de Vettel.

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