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10/03/2013 07:31 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Formule 1 - Sauber contre Force India, sur le fil du rasoir

Deux écuries de Formule 1 bien différentes, la très suisse Sauber et la très cosmopolite Force India, vont encore tenter des coups d'éclat en 2013, après une saison 2012 contrastée qu'elles ont terminée respectivement 6e et 7e du Championnat du monde des constructeurs.

Sauber a d'abord brillé grâce à Sergio Pérez (3 podiums en Malaisie, au Canada et en Italie) et Kamui Kobayashi (1 podium au Japon), puis s'est éteinte, échouant à 16 points seulement de Mercedes, bien plus riche.

En panne de motivation, l'un à cause de son transfert chez McLaren, l'autre parce qu'il se savait sur un siège éjectable, le Mexicain et le Japonais ont mal fini la saison.

Scénario inverse chez Force India, qui a longtemps galéré puis terminé en beauté, l'excellent Nico Hülkenberg menant même longtemps la danse au Grand Prix du Brésil. Mais Force India, née du rachat de la modeste écurie Spyker, n'avait jamais marqué autant de points en une saison (109) et a terminé à 17 points de Sauber.

Depuis, "Hulk" est passé à l'ennemi, de Force India à Sauber, sur fond de tractations intenses avec Mercedes, d'une part, et Ferrari, d'autre part. Enjeu principal? Le nouveau moteur V6 turbo hybride de 2014, version client, rendu obligatoire par la nouvelle réglementation technique.

Selon la rumeur qui court dans le paddock, Force India est désormais en pole position pour continuer son partenariat avec Mercedes, qui a probablement aidé un autre Allemand, Adrian Sutil, à faire son retour en F1 en 2013, chez Force India. Et Sauber devrait rester fidèle à Ferrari, qui apprécie beaucoup Hülkenberg et cherche un nouveau lieutenant pour Fernando Alonso à partir de 2014. L'Allemand, en dominant son coéquipier Paul di Resta, a marqué les esprits en 2012.

En attendant la révolution technique de 2014, la saison qui s'annonce sera importante aussi pour la situation financière de ces deux écuries, où l'imagination des ingénieurs doit parfois compenser le manque de moyens.

"Depuis 20 ans, nous avons toujours eu des moyens limités, mais cela ne nous a jamais empêchés de nous développer. Nous avons désormais 300 employés à Hinwil (siège de Sauber, près de Zürich, ndlr)", disait il y a un an l'Autrichienne Monisha Kaltenborn, seule femme +team principal+ d'une écurie de F1 depuis que le fondateur Peter Sauber a pris un peu de recul.

Côté indien, c'est l'inverse. Le flamboyant Vijay Mallya, milliardaire sans états d'âme, n'arrête pas de dire que tout va bien et a même annoncé que Force India allait "investir 50 millions d'euros" dans le développement de ses futures monoplaces. Sa compagnie aérienne, Kingfisher, croule pourtant sous les dettes, et son sponsor-titre, le fonds d'investissement Sahara, a quelques soucis judiciaires.

Reste à savoir qui, des Suisses ou des Indiens, seront les plus efficaces en 2013, sur la piste et dans les stands. Et qui, du revenant Sutil chez Force India, ou du débutant Esteban Gutierrez chez Sauber, ramènera le plus de points en tant que deuxième pilote. Autant de questions-piège avant une saison cruciale, autant pour Sauber que pour Force India.

dlo/ol/mam