NOUVELLES
10/03/2013 07:39 EDT | Actualisé 10/05/2013 05:12 EDT

Formule 1 - Hamilton et Mercedes, une nouvelle aventure commence

Le Britannique Lewis Hamilton, champion du monde 2008 de Formule 1, a quitté cet hiver l'écurie McLaren où il avait fait toute sa carrière en F1 depuis 2007, pour Mercedes-AMG, l'antenne sportive de la marque à l'étoile: un pari risqué mais mûrement réfléchi, à 28 ans.

Plus jeune champion du monde de F1... jusqu'à l'arrivée au sommet du phénomène Sebastian Vettel, Hamilton avait fait le tour de la question chez McLaren. Il a été accueilli à bras ouverts par Mercedes, en quête d'un leader après le départ définitif à la retraite de Michael Schumacher, septuple champion du monde de F1.

Si l'on se base seulement sur les essais de cet hiver, à Jerez et surtout Barcelone, en Espagne, l'intégration du glamour Hamilton, avec un diamant très "Beckham" à l'oreille, à la très sérieuse écurie allemande, se passe à merveille. Et son entente est excellente avec Nico Rosberg, qu'il a côtoyé en début de carrière, avant la F1.

Les chronos des deux pilotes ont montré que Mercedes avait peut-être les moyens de se racheter, après trois saisons soldées par une seule victoire (Rosberg en Chine, en avril 2012) et beaucoup de déceptions, malgré les moyens engagés. Mais Hamilton est prudent, alors il a calmé le jeu.

"Il n'y a pas d'attentes spéciales. Je pense que ce sera une année d'observation. Nous savons que nous n'avons peut-être pas le meilleur +package+, mais c'est un défi pour moi. Et je ne sens pas de pression particulière venant de l'extérieur. J'ai juste à me faire plaisir en travaillant avec l'équipe et en progressant", a dit Hamilton à la fin des essais de Barcelone.

"La pression est plus sur les autres gars, qui avaient déjà de très bonnes voitures et vont devoir être bons. Alors que nous, nous avons tout à gagner", a ajouté Hamilton, très rapide en 2012 (7 pole positions, 4 victoires et 3 podiums) dans une McLaren pas assez fiable pour jouer le titre mondial jusqu'au bout.

"Lewis a toujours montré qu'il pouvait se battre pour des victoires et pour le titre, à condition d'avoir une voiture compétitive", résume Felipe Massa, le pilote Ferrari, pour qui le Britannique est "très très rapide". Mercedes attend beaucoup de sa collaboration avec l'une des stars authentiques de la F1 qui, sur chaque podium, après une victoire, remercie systématiquement "les supporteurs fantastiques, les meilleurs du monde", dans le pays où il vient de gagner.

C'était le cas l'an dernier au Canada, en Hongrie, en Italie et aux Etats-Unis, après quatre victoires incontestables d'un Hamilton implacable. Ses statistiques sont presque comparables à celles de Vettel, deux titres mondiaux en moins: 21 victoires en 110 GP, contre 26 victoires en 101 GP pour Vettel et 26 pole positions contre 36 pour le phénomène allemand, bien servi depuis trois saisons par une Red Bull dominatrice.

Managé par XIX Entertainment, la société de Simon Fuller, l'homme qui a construit la notoriété mondiale de Beckham, Hamilton va aussi apporter à Mercedes, en plus de son talent de pilote, une image jeune qui devrait remodeler celle de la prestigieuse marque allemande. Comme pour David Beckham au Paris Saint-Germain, ce sera aussi une aventure marketing.

dlo/ol/pid