NOUVELLES
09/03/2013 09:10 EST | Actualisé 09/05/2013 05:12 EDT

Yémen: l'ONU tente de convaincre les Sudistes d'aller au dialogue national

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Jamal Benomar, tentait samedi lors d'une réunion marathon à Dubaï de convaincre des représentants du Mouvement sudiste de participer au dialogue national qui doit s'ouvrir le 18 mars.

Mais les représentants de la tendance dure de ce mouvement autonomiste, regroupés autour de l'ancien vice-président Ali Salem al-Baïd, se sont retirés de la réunion, après avoir remis à M. Benomar une liste de leurs revendications, ont indiqué des participants.

Le Mouvement sudiste réclame l'autonomie du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990, mais sa branche radicale exige la sécession.

Dans cette lettre, dont l'AFP a obtenu une copie, M. Al-Baïd présente des demandes maximalistes, réclamant notamment "le retrait des forces nordistes" du sud du Yémen et "leur remplacement par des Casques bleus afin de protéger la population sudiste".

Il affirme également qu'il n'acceptera de participer qu'à un "dialogue d'Etat à Etat" entre Sanaa et le sud du Yémen.

La participation des sudistes est capitale pour le succès du dialogue national qui doit démarrer sous l'égide du président Abd Rabbo Mansour Hadi et regrouper l'ensemble des forces politiques yéménites.

La question sudiste sera à l'ordre du jour du dialogue national destiné à élaborer une nouvelle Constitution et à préparer les élections de février 2014.

Ce scrutin doit marquer la fin de la période de transition de deux ans qui a débuté au printemps 2012 avec le départ de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, contraint de céder le pouvoir sous la pression de la rue.

Certaines figures de l'ancien Yémen du sud sont présentes à Dubaï, comme l'ancien président Ali Nasser Mohammed et l'ancien Premier ministre Abdel Rahmane al-Jifri. Mais des leaders du Mouvement sudiste n'ont pas pu participer à la rencontre faute de visa, comme Hassan Baoum, selon des délégués.

"La plupart des participants à la réunion restent en faveur d'une participation au dialogue national", a déclaré à l'AFP Jihad Abbas, une déléguée sudiste. "La plupart sont aussi pour le fédéralisme et contre le recours à la violence", a-t-elle ajouté.

Depuis plusieurs semaines, certaines villes du sud du Yémen et notamment Aden sont le théâtre d'affrontements entre les forces de sécurité et les séparatistes armés de la tendance dure du Mouvement sudiste.

at-faw/hj