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09/03/2013 09:14 EST | Actualisé 09/05/2013 05:12 EDT

Irak: les forces de sécurité bloquent un site de manifestations dans l'ouest

BAGDAD - Les autorités irakiennes ont déployé des forces de sécurité autour du principal point de rassemblement pour les manifestations sunnites dans l'ouest de l'Irak, pendant la nuit, et averti samedi que la zone était devenue un refuge pour les terroristes.

L'opération risque sans doute d'accroître les tensions entre la minorité sunnite irakienne et le gouvernement dominé par les chiites. L'événement est survenu une journée après qu'un manifestant eut été tué lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu contre une autre manifestation menée par des sunnites dans le nord du pays.

Des témoins ont rapporté un grand nombre de forces de sécurité présentes sur place, y compris plus de 20 véhicules tout-terrain, déployés avant l'aube, samedi, autour de la zone de manifestation sur une autoroute de Ramadi, la capitale du vaste territoire occidental d'Anbar. Ces témoins ont ajouté que les forces s'étaient retirées de l'endroit plus tard en matinée.

Selon le brigadier-général Hadi Arzeij, chef de la police de la région, l'endroit était devenu un refuge pour les terroristes, les réseaux terroristes et les assassins.

Depuis plus de deux mois, un endroit le long de l'autoroute à Ramadi a été le centre de manifestations de sunnites contre le gouvernement dirigé par les chiites.

L'arrestation de gardes du corps attachés au ministre des Finances sunnite Rafia al-Issawi a déclenché les manifestations à la fin décembre, bien que ces protestations soient alimentées par un ressentiment sunnite plus profond. Les membres de ce groupe estiment qu'ils sont traités comme des citoyens de seconde classe par le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki.

Selon un lieutenant-général de l'armée, les autorités n'hésiteront pas à déployer de nouveau des troupes autour du site «si les protestataires ne coopèrent pas».

Ce général a ajouté que les journalistes étrangers ne pourraient désormais plus entrer dans cette vaste région désertique sans permis officiel.