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09/03/2013 05:16 EST | Actualisé 09/05/2013 05:12 EDT

Formule 1 - Saison 2013: Vettel et Red Bull contre le reste du monde

La saison 2013 de Formule 1, qui débute le 17 mars à Melbourne par le Grand Prix d'Australie, s'annonce comme un nouveau feuilleton à sensations avec en vedette l'écurie Red Bull Racing, sextuple championne du monde avec trois titres pilotes et constructeurs d'affilée.

Pour relever le programme, et malgré la retraite définitive de Michael Schumacher, il y aura encore cinq champions du monde sur la grille de départ.

Après la disparition de HRT, la coalition internationale de la F1 sera composée de 11 écuries rescapées de la crise économique, soit 22 pilotes de haut vol, dont cinq débutants. Trois pays trustent le plateau avec chacun quatre pilotes: l'Allemagne (Vettel, Rosberg, Hulkenberg, Sutil), la Grande-Bretagne (Hamilton, Button, Di Resta, Chilton) et la France (Bianchi, Grosjean, Pic, Vergne).

Tenante du titre, Red Bull s'est bien calmée en 2012 (7 victoires au lieu de 12 en 2011) et Sebastian Vettel n'a conquis sa 3e couronne qu'avec trois points d'avance sur l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari), au bout du suspense d'un dernier GP mémorable.

En attendant le retour des pilotes, ce sont les ingénieurs qui ont repris la main durant l'hiver, sur fond de stabilité de la réglementation technique, pour faire évoluer tout ce qu'il était possible d'améliorer, notamment en terme d'aérodynamique.

Dans le camp des optimistes, on peut imaginer que Lotus, avec sa créativité, ou Mercedes-AMG, avec ses moyens financiers, vont perturber encore plus le trio infernal Red Bull - McLaren - Ferrari. Si l'on est carrément utopiste, on peut rêver que Sauber, Force India et Williams monteront plus souvent sur le podium.

Reste l'hypothèse la plus réaliste: Red Bull, qui a joué la discrétion tout l'hiver en faisant souvent rouler sa nouvelle RB9 à moteur Renault avec un maximum d'essence dans le réservoir, pour éviter de signer de trop bons chronos, va remettre les pendules à l'heure dès le début de saison, malgré les progrès évidents de ses rivales.

Côté pilotes, il y aura un revenant sur la grille, avec l'Allemand Adrian Sutil, 30 ans, de retour chez Force India, et cinq débutants pleins de talent: le Finlandais Valtteri Bottas (Williams), le Mexicain Esteban Gutierrez (Sauber), le Néerlandais Giedo van der Garde (Caterham), le Britannique Max Chilton et le Français Jules Bianchi, invité de dernière minute, chez Marussia.

Pour leur faire une place au soleil, six pilotes ont été éjectés sans frais, malgré la longueur de leur palmarès, leur expérience... ou le poids de leur valise de dollars: deux Allemands, Schumacher et Timo Glock, un Brésilien, Bruno Senna, un Finlandais, Heikki Kovalainen, un Russe, Vitaly Petrov, et un Japonais, Kamui Kobayashi. La F1 est sans pitié, surtout en période de crise.

Comme la crise continue, il n'y aura plus que 19 Grands Prix au calendrier. Bernie Ecclestone, 82 ans, toujours grand argentier de la F1, n'a pas réussi à régler tous les problèmes financiers de la planète. Il a surtout échoué à trouver un client français, turc ou autrichien solvable pour la date du 21 juillet, longtemps restée vacante.

Enfin, chez Pirelli, les pneus seront encore plus tendres et difficiles à gérer, craignent la plupart des écuries. Une tendance se dégage, au vu des essais hivernaux en Espagne: les écarts seront encore plus faibles, donc les courses encore plus animées.

Reste à savoir si le +record+ de 2012 sera battu: huit vainqueurs de GP différents, dans six écuries. Du jamais vu depuis la saison 1982, qui avait connu 11 vainqueurs.

dlo/gf/ol/alh