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09/03/2013 05:10 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Formule 1 - Ferrari contre McLaren, le choc des cultures

Derrière l'écurie Red Bull, le titre honorifique de vice-champion du monde 2012 s'est joué pendant toute la saison entre Ferrari, mal parti mais bien arrivé avec une F2012 lente mais solide, et McLaren, qui alignait des MP4-27 plus performantes mais moins fiables.

Le duel reprend dimanche 17 mars à Melbourne, entre une marque anglaise fondée il y a exactement cinquante ans, en 1963, par un pilote néo-zélandais d'exception, Bruce McLaren, et une firme italienne ayant parfaitement réussi sa reconversion dans le monde moderne de la technologie et du marketing, après la mort d'Enzo Ferrari.

Mardi, au Salon de Genève, les deux rivaux historiques de la F1 ont présenté leurs nouveaux modèles, dits "de série": deux véritables voitures de course à plus d'un million d'euros pièce, baptisées modestement "LaFerrari" et "P1" (pour première position), que quelques centaines de clients fortunés pourront immatriculer pour aller se promener, entre deux Grands Prix.

Car la F1 reste la raison d'être de Ferrari et McLaren, en plus de son pouvoir d'attraction qui se traduit aussi en ventes de jolies GT hors de prix. De quoi participer au financement de ces monoplaces rutilantes que les présidents, Luca di Montezemolo et Ron Dennis, continuent d'entretenir à grands frais.

Les uns sont anglais jusqu'au bout des ongles, garants de la tradition anglo-saxonne de la F1 et dirigés sur la piste par l'impeccable Martin Whitmarsh. L'équipe technique, pillée régulièrement par les écuries rivales, a longtemps régné sur la F1. Et elle produit chaque année une monoplace de haut niveau, capable de viser pole positions, podiums et victoires.

Les autres sont à la fois italiens et cosmopolites, avec à leur tête un gars souriant au profil d'étudiant attardé, Stefano Domenicali. "Si Ferrari était comme l'Italie, elle ne pourrait pas gagner: trop lourde, trop coûteuse", a plaisanté Montezemolo lors de la présentation de la nouvelle F138, qui va viser au moins un titre mondial en 2013, dans une pointe d'humour italien, à la sauce Maranello.

Côté pilotes, les rôles sont bien distribués pour 2013: un patron dans chaque équipe. Jenson Button pour McLaren, champion du monde 2009 et débarrassé de la rivalité interne avec Lewis Hamilton, parti chez Mercedes. Fernando Alonso pour la Scuderia, auréolé de la meilleure saison de sa carrière, dixit le double champion du monde espagnol.

Leur énorme expérience, alliée à de grandes qualités humaines, en fait des leaders respectés. Pointe de vitesse, sagesse en course: chaque saison ils sont aux avant-postes, capables de viser titre et victoires.

Leurs coéquipiers ont des profils aussi différents que leur fin de saison 2012: Felipe Massa, 31 ans, comme Alonso, a terminé en trombe et accumulé des points précieux pour la Scuderia, alors que Sergio Pérez, 23 ans (dix de moins que Button), d'abord auteur de trois podiums, n'a plus marqué aucun point pour Sauber après l'annonce de son transfert chez McLaren.

Le Brésilien attaque sa 8e saison chez Ferrari, le Mexicain débute dans l'écurie anglaise. Leur rôle aussi sera crucial.

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