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09/03/2013 02:00 EST | Actualisé 09/05/2013 05:12 EDT

Des rebelles syriens relâchent 21 casques bleus tenus en otages depuis mercredi

BEYROUTH - Des rebelles syriens ont libéré 21 casques bleus philippins samedi après les avoir gardés en otages pendant quatre jours, mettant ainsi fin à un différend avec les Nations Unies qui a valu aux opposants du président Bachar el-Assad beaucoup de critiques.

Les casques bleus enlevés faisaient partie d'une unité ayant passé quatre décennies à surveiller le cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sans qu'il n'y ait d'incident.

Ils ont franchi la frontière et sont arrivés sains et saufs en Jordanie samedi après-midi, a révélé Mokhtar Lamani, l'envoyé de l'ONU et de la Ligue arabe à Damas.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, s'est réjoui de la nouvelle et a exhorté tous les partis en Syrie à respecter la liberté de circulation des casques bleus.

Les victimes ont été kidnappées mercredi et ont été détenus à Jamlah, un village situé dans le sud-ouest du pays près de la Jordanie et du plateau de Golan, qui est contrôlé par Israël.

Leurs ravisseurs, qui sont membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk, avaient d'abord déclaré qu'ils relâcheraient leurs otages seulement lorsque les troupes du régime syrien auraient quitté la région.

Dans les jours ayant précédé le kidnapping, les rebelles avaient conquis plusieurs points de contrôle des forces du président Assad et semblaient craindre les représailles.

Toutefois, lorsque l'enlèvement a fait les manchettes, les insurgés ont laissé tomber leur requête et commencé à négocier la libération des casques bleus avec les représentants de l'ONU.

Une première tentative de la part des Nations Unies pour aller chercher les otages vendredi a été annulée en raison des combats qui faisaient rage dans la zone.

Un porte-parole des rebelles a révélé sous le couvert de l'anonymat qu'une autre équipe de l'ONU avait pris la route de Jamlah samedi mais avait aussi dû renoncer à l'expédition à cause des affrontements et que les insurgés avaient alors décidé d'accompagner les casques bleus jusqu'à frontière entre la Syrie et la Jordanie.