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08/03/2013 10:00 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Yémen: l'ONU réunit des dirigeants sudistes avant le dialogue national

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Jamal Benomar, doit réunir samedi à Dubaï des dirigeants du Mouvement sudiste, un groupe yéménite séparatiste, avant un dialogue national boudé par certains de ces dirigeants, a-t-on appris vendredi dans son entourage.

"M. Benomar rencontrera samedi à Dubaï des dirigeants du Mouvement sudiste, dans le cadre de ses consultations avec toutes les parties yéménites", quelques jours avant l'ouverture du dialogue national, prévue le 18 mars à Sanaa, a déclaré Abderrahim Saber, conseiller de l'émissaire onusien, présent à Dubaï.

Les divers courants du Mouvement sudiste "ont confirmé leur présence à la rencontre", a-t-il ajouté.

Le Mouvement sudiste réclame l'autonomie du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990. Sa branche dure, menée par l'ancien vice-président Ali Salem Al-Baïd, exige même la sécession.

"Deux représentants de M. Baïd sont attendus à la rencontre, tout comme plusieurs dirigeants sudistes vivant en exil", a ajouté M. Saber, précisant cependant que certains responsables de l'intérieur, dont Hassan Baoum, n'avaient pas reçu à temps leurs visas d'entrée aux Emirats arabes unis.

"Hassan Baoum, chef du Conseil supérieur du Mouvement sudiste (séparatiste), figure parmi 25 personnalités sudistes de l'intérieur invitées par M. Benomar à Dubaï mais qui n'ont pas pu quitter Sanaa, faute de visas", a confirmé à l'AFP un responsable du groupe de M. Baoum, Foued Rached, dans le sud du Yémen.

Il a accusé "les autorités de Sanaa de vouloir faire échouer la rencontre de Dubaï".

La question sudiste sera à l'ordre du jour de la conférence du dialogue national que MM. Baïd et Baoum entendent boycotter. "Le dialogue sera ouvert à tous. Même ceux qui veulent discuter de sécession sont les bienvenus. La seule condition, c'est que le dialogue soit pacifique", a rappelé M. Saber.

Ce dialogue, prévu initialement à la mi-novembre, est destiné à élaborer une nouvelle Constitution et à préparer les élections en février 2014, au terme d'une période de transition de deux ans, après le départ de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la rue.

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