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08/03/2013 06:07 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Voleurs de guichets automatiques devant la justice au Québec et en Ontario

MONTRÉAL - Un groupe de voleurs spécialisé dans le pillage de guichets automatiques, en moins de trois minutes, doit faire face à la justice au Québec et en Ontario.

Les quatre individus arrêtés jeudi, dont trois Québécois, ciblaient les machines sur pied que l'on retrouve dans les centres commerciaux et les marchés aux puces. Ils s'introduisaient dans les commerces après leur fermeture, coupaient la serrure du guichet à l'aide d'une torche pour ensuite forcer la machine avec une barre de fer et la vider de son contenu. Ensuite, ils quittaient les lieux rapidement.

Les quatre hommes seraient reliés à 133 introductions par effraction et vols, dont 70 commis en Ontario, 22 à Laval, 35 à Montréal et six autres crimes similaires à Blainville, Mascouche, Saint-Jérôme et Québec. La valeur totale des pertes se chiffre à plus d’un million de dollars.

Réjean Lavigne, âgé de 48 ans, et son fils Maxime Lavigne, âgé de 24 ans, tous deux de Laval, ont comparu quelques heures au Palais de justice de Toronto après leur arrestation jeudi. Ils ont été formellement accusés d'introduction par effraction et vol, tout comme Pierre Poirier, âgé de 51 ans, de Saint-Gabriel-de-Brandon, dans Lanaudière et William Nolin, âgé de 43 ans, de Niagara en Ontario. Tous ces individus demeurent détenus en attendant leur prochaine comparution.

Les accusés seront ensuite rapatriés au Québec où ils devraient faire face aux mêmes accusations au Palais de justice de Montréal.

À la police de Laval, le constable Franco Di Genova de la section des affaires publiques a indiqué que Réjean et Maxime Lavigne ainsi que Pierre Poirier avaient déjà des antécédents judiciaires en semblable matière.

Il a aussi expliqué que même si les crimes étaient captés par des caméras de surveillance, les suspects étaient difficiles à identifier puisqu'à chaque fois ils étaient vêtus de noir et portaient une cagoule. M. Di Genova n'était pas en mesure de divulguer comment les policiers ont finalement été en mesure de les épingler afin de ne pas nuire aux procédures actuelles devant la cour.

Au cours des quatre derniers mois, des enquêteurs du Service de police de Laval, du Service de police de la Ville de Montréal, du Service de police de Toronto, du Service de police régional de Halton et du Service de police d’Ottawa ont partagé des informations pour enfin leur mettre main au collet.