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08/03/2013 02:21 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Le nouveau chef de la CIA a prêté serment sur une Constitution de 1787

Le nouveau directeur de la centrale du renseignement (CIA) John Brennan a prêté serment vendredi à la Maison Blanche en posant la main sur un exemplaire de la Constitution américaine datant de 1787 et signé du père fondateur George Washington, a annoncé la présidence.

"Le vice-président (Joe) Biden a fait prêter serment aujourd'hui au nouveau directeur de la CIA John Brennan", au lendemain du vote de confirmation du Sénat pour ce poids lourd de l'équipe de sécurité nationale du président Barack Obama, a annoncé un porte-parole de ce dernier, Josh Earnest.

M. Brennan, ancien conseiller de M. Obama pour l'antiterrorisme, "a prêté serment avec la main sur un exemplaire original de la Constitution, annoté de la main de George Washington, et daté de 1787", a souligné M. Earnest pendant le point de presse quotidien de la Maison Blanche.

Il a expliqué que M. Brennan avait "demandé aux Archives nationales un document qui symboliserait le fait que les Etats-Unis sont un Etat de droit", a remarqué M. Earnest. Le nouveau maître-espion américain "voulait insister sur son engagement en faveur de l'Etat de droit", selon lui.

Ce choix est d'autant plus frappant que la confirmation au Sénat de M. Brennan, deux mois après l'annonce de sa nomination par le président Obama, a été retardée en raison de l'obstruction d'un élu républicain qui réclamait une clarification sur le recours aux drones sur le territoire américain.

M. Brennan, à la Maison Blanche, a dirigé la lutte antiterroriste et orchestré le programme de drones controversé entamé sous l'administration de George W. Bush mais qui a pris une ampleur sans précédent sous M. Obama, avec même l'élaboration d'une "liste de personnes à abattre" appartenant à Al-Qaïda au Pakistan, en Somalie ou au Yémen.

Le processus de sa confirmation a permis de propulser le débat sur les drones à la une de l'actualité. Les sénateurs ont publiquement tancé l'administration sur le manque de transparence du programme, justifié par l'équipe de M. Obama dans un document du ministère de la Justice qui n'a jamais été déclassifié.

tq/sam