BIEN-ÊTRE
08/03/2013 09:30 EST | Actualisé 23/06/2015 11:25 EDT

Journée de la femme : Coup de chapeau à ces femmes qu'on aime

courtoisie

À l’occasion de la Journée de la femme, Le Huffington Post Québec aurait voulu rendre hommage à toutes les femmes, une à la fois. Mais c’était impossible. On a alors décidé de se concentrer sur nos artistes féminines d’ici préférées en tentant de n’en oublier aucune; or, la tâche aurait encore été trop ardue. Voici donc une sélection – bien arbitraire et non exhaustive, devons-nous le préciser – de ces femmes connues qui se démarquent en conciliant le boulot et la famille, en ayant été des modèles pour toutes les générations, en réussissant en affaires et en jetant les bases de carrières qui s’annoncent prometteuses. Êtes-vous d’accord avec nos choix?

LES SUPERWOMAN

Elles travaillent à temps plein comme comédiennes, animatrices ou chanteuses, elles élèvent leurs enfants, font de leur vie de couple une réussite, épousent des causes qui leur sont chères… et trouvent même le temps d’échanger avec leur public via Facebook ou Twitter. Bref, elles sont des superwoman.

Véronique Cloutier. Elle incarne la superwoman par excellence. La jeune adulte à la voix éraillée qui s’adressait aux adolescents sur les ondes de Musique Plus s’est métamorphosée au fil du temps en femme et artiste accomplie, l’une des plus grandes idoles que le Québec ait connues. Avec La Fureur, sa quotidienne Véro, Paquet Voleur, Le Verdict, Les enfants de la télé et l’animation des galas de l’Adisq et des Gémeaux, elle s’est imposée comme l’une des figures dominantes de Radio-Canada. À la radio, elle trône au sommet des palmarès d’écoute depuis 9 ans à la barre des Midis de Véro, à l’antenne de Rythme FM. Elle semble amoureuse comme au premier jour de son homme, Louis Morissette, qu’elle a épousé en juin dernier, et avec qui elle a eu trois beaux z’infins, comme elle le dit si bien elle-même : Delphine (10 ans), Justin (8 ans) et Raphaëlle (3 ans). Ensemble, le couple a traversé des tempêtes et a su sortir indemne des écueils. Même si le destin de Véronique Cloutier semble relever tout droit du conte de fées, on sait que la communicatrice de 38 ans a trimé dur pour arriver là où elle est désormais.

Mitsou. Lorsque son beau Iohann lui a fait la surprise de l’entraîner dans une église bondée pour un mariage organisé dans le plus grand secret, le 26 août 2010, quelques jours avant ses 40 ans, Mitsou a pleuré et ses admirateurs aussi. Parce que l’animatrice, chanteuse et comédienne à ses heures, femme de cœur, ne méritait rien de moins que cette immense vague d’amour pour cet anniversaire important. Entre ses vidéoclips osés de la fin des années 1980, où elle nous chantait Bye Bye mon cow-boy, Dis-moi, Dis moi et Mademoiselle Anne et son arrivée en ondes à Rythme FM, l’automne dernier, Mitsou a avancé, trébuché, s’est relevée, a été critiquée, mais a su prouver qu’elle avait l’étoffe d’une grande. Elle a touché à tous les sujets en animant autant Kampaï, à Radio-Canada que C’t’encore Drôle, pendant 12 ans, à Radio NRJ. Elle a fondé avec son amoureux la boîte de production musicale Dazmo, a été directrice d’un magazine féminin et a même fait du doublage. Elle est aujourd’hui l’égérie de la gamme de cosmétiques Lise Watier. Quotidiennement, elle s’affaire à transmettre sa fougue et sa passion à ses deux fillettes, Stella-Rose (9 ans) et Mila (5 ans). Un exemple à suivre? Certainement.

D’autres superwoman. Céline Dion, Julie Snyder, Marina Orsini, Patricia Paquin, Chantal Lacroix, Élyse Marquis, Marie-Élaine Thibert, Sophie Prégent, Mariloup Wolfe, Isabelle Racicot, Béatrice Martin (Cœur de pirate), Anne Dorval…

LES PIONNIÈRES

Elles ont pavé la voie. Si les jeunes femmes peuvent aujourd’hui travailler à temps plein, parfois dans des métiers non traditionnels, voyager, se lancer en politique, décider du moment où elle fonderont une famille, c’est grâce à elles. Ces pionnières méritent toute notre admiration et notre respect.

Janette Bertrand. On a souvent dit d’elle qu’elle a déniaisé le Québec. Que ce soit comme journaliste, comédienne, auteure ou animatrice, depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, elle a brassé la cage d’une société qui s’enlisait dans des mœurs anciennes et a contribué à l’émancipation des femmes de son époque. Ses réalisations sont trop nombreuses pour toutes être énumérées; mentionnons seulement qu’à la télévision, elle a été la confidente des adolescents et a informé ceux-ci sur la sexualité, les relations amoureuses et quantité d’autres sujets qui étaient autrement considérés trop tabous pour être abordés. Elle a traité du couple sous toutes ses coutures, sous toutes ses facettes, dans des séries comme Toi et moi, Quelle famille!, Parler pour parler, L’Amour avec un grand A et bien d’autres. Infatigable, la dynamo de 87 ans pond encore des romans et enseigne depuis 17 ans l’écriture dramatique à l’Institut national de l’image et du son (INIS). Elle a été une superwoman avant l’heure et demeurera toujours un modèle pour ses cadettes.

Lise Payette. Qu’on pense à son passage en politique sous le règne du Parti Québécois de René Lévesque, entre 1976 et 1981, où elle a été ministre affectée à la condition féminine, aux affaires corporatives et financières et au développement social, où aux textes qu’elle a signés pour la télévision, comme La bonne aventure, Des dames de cœur, Un signe de feu et Marilyn, des téléromans qui mettaient les femmes à l’honneur, Lise Payette a participé à donner ses lettres de noblesse au féminisme. Elle a déboulonné le mythe de la femme-objet en pilotant le concours du Plus bel homme du Canada dans le cadre de son talk-show devenu culte, Appelez-moi Lise. Elle n’a jamais connu la langue de bois et n’a jamais craint de s’exprimer sur les thèmes qui lui tenaient à cœur, et c’est pourquoi elle aura marqué l’histoire du Québec.

D’autres pionnières. Laurette Larocque, Clémence Desrochers, Louise Forestier, Louise Latraverse, Huguette Proulx, Pauline Julien, Denise Bombardier, Sœur Angèle, Janine Sutto, Lise Dion, Fabienne Larouche…

LES FEMMES D'AFFAIRES

Elles ont démarré leur entreprise, ont risqué leur argent et leur crédibilité, ont dédié un nombre incalculable d’heures à la réussite de leur commerce et elles récoltent maintenant le fruit de leur labeur. À ces femmes, nous disons merci de prouver quotidiennement qu’il n’y a pas que les hommes qui ont la bosse des affaires.

Cora Tsouflidou. Elle a révolutionné l’industrie du petit-déjeuner au Québec en faisant l’acquisition, en mai 1987, d’un casse-croûte désaffecté dans l’arrondissement Saint-Laurent, sur le boulevard de la Côte-Vertu, à Montréal. Rapidement, son offre d’omelettes, de crêpes, de fromages, de céréales et de fruits frais a fait mouche auprès de ses clients, inspirant la dame à concentrer ses efforts uniquement sur le repas du matin. En février 1990, une deuxième succursale de Chez Cora ouvre ses portes sur le boulevard Saint-Martin, à Laval. Quelques mois plus tard, un troisième restaurant voit le jour. Et cinq autres peu de temps après. Et le reste appartient à l’histoire. Aujourd’hui, 130 enseignes Chez Cora font le bonheur des gourmands partout en province.

Lise Watier. Elle a 71 ans, et le temps semble n’avoir aucune emprise sur elle. D’abord animatrice, elle a fondé en 1968 l’Institut Lise Watier, où on propose aux femmes trucs et conseils pour se sentir belles et bien dans leur peau. Loin de prôner la superficialité, elle a érigé en 2010 un refuge pour femmes itinérantes dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Ses produits sont aujourd’hui vendus au Canada, en France, en Russie, aux États-Unis, aux Philippines, en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis.

D’autres femmes d’affaires. Caroline Néron, Mahée Paiement, Claudia Barilà, Danièle Henkel, Manon Barbeau…

LES ÉTOILES DE DEMAIN

Il y a les pionnières, celles qui ont posé les premières pierres hier, et il y a les étoiles de demain, celles qui représentent fièrement la relève et meubleront notre imaginaire dans les prochaines années. Leur talent et leur charisme les mènera loin.

Les actrices d’Unité 9. Levons bien haut notre chapeau à l’équipe de production du téléroman Unité 9, à Radio-Canada, qui a fait le pari de miser sur plusieurs nouveaux visages pour donner vie aux détenues de la prison de Lietteville. Aux côtés des chevronnées Guylaine Tremblay, Micheline Lanctôt et Céline Bonnier brillent des Ève Landry, des Sarah-Jeanne Labrosse, des Frédérique Dufort et des Debbie Lynch-White qui nous ont aussitôt conquis et qu’il nous tarde de revoir dans d’autres rôles, au petit ou au grand écran. Mille fois bravo pour ce casting audacieux.

Karine Vanasse. On la connaît depuis qu’elle a 14 ans et elle n’est pas exactement une comédienne de la relève, mais son ascension n’en est néanmoins qu’à ses premiers balbutiements. Tête d’affiche de plusieurs films québécois, elle a commencé à se forger une niche à l’international, en tournant notamment en France, en Allemagne et aux États-Unis, où elle a été la vedette de la série Pan Am. En octobre dernier, le magazine Backstage la désignait comme une personnalité à surveiller, signe que son nom circule dans les coulisses d’Hollywood. Ici, elle tiendra les rênes de la quotidienne 30 vies jusqu’en mai et planche, à titre de productrice, sur l’adaptation cinématographique de la bande dessinée Paul à Québec, de Michel Rabagliati.

D’autres étoiles de demain. Laurence Leboeuf, Caroline Dhavernas, Anaïs Barbeau-Lavalette, Anne-Élisabeth Bossé, Ingrid St-Pierre, Lisa LeBlanc, Magalie Lépine-Blondeau, Mylène Saint-Sauveur, Alice Morel-Michaud, Claudia Bouvette…

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