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08/03/2013 09:10 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Irak: un manifestant tué par les forces de l'ordre à Mossoul (manifestants)

Au moins un protestataire a été tué et six autres blessés par les forces de l'ordre vendredi en marge d'une manifestation antigouvernementale à Mossoul, dans le nord de l'Irak, ont annoncé des responsables du mouvement à l'AFP.

Selon Ghazi Fayçal, des "tirs de la police et de l'armée sur une place centrale de Mossoul ont entraîné la mort d'un manifestant qui avait été atteint au visage". Hamad Salman, un haut responsable du mouvement de protestation pour la province de Ninive, où se trouve Mossoul, a confirmé le décès du manifestant.

La victime, dont l'âge n'a pas été précisé, s'appellait Mahmoud Saleh Yassine, selon M. Fayçal.

Selon un officier de police, les troubles ont débuté lorsque des manifestants ont lancé des pierres en direction des forces de l'ordre, en réaction à l'arrestation pendant la manifestation d'un influent cheikh sunnite.

Un policier a procédé en vain à des tirs de sommation pour disperser les manifestants, puis d'autres agents ont ouvert le feu, selon cette même source.

Depuis fin décembre et l'arrestation de gardes du ministre sunnite des Finances, Rafeh al-Issawi, les manifestations se sont multipliées dans les régions d'Irak où les sunnites sont majoritaires et s'estiment marginalisés par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

Vendredi, ces manifestations ont de nouveau rassemblé plusieurs milliers de personnes, en particulier dans la province d'Anbar (ouest) et près de Kirkouk (nord). Mossoul, situé à 350 km au nord de Bagdad, est un des hauts lieux de cette contestation.

Le 25 janvier, la répression d'un rassemblement similaire près de Falloujah, à l'ouest de Bagdad, avait fait huit morts parmi les manifestants, et deux soldats avaient été tués en représailles.

Outre la démission de M. Maliki, les manifestants réclament la libération de prisonniers sunnites qu'ils jugent injustement incarcérés, ainsi que l'abrogation de lois antiterroristes, dont ils estiment faire les frais.

Le gouvernement a relâché plusieurs milliers de prisonniers et augmenté le salaire des miliciens sunnites ralliés à la lutte contre Al-Qaïda.

Mais la contestation n'a pas perdu de vigueur et le 1er mars, M. Issawi, le ministre sunnite dont les gardes avaient été arrêtés en décembre, a annoncé sa démission au cours d'une manifestation dans la province d'Anbar.

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