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08/03/2013 10:51 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Hôtel-Dieu : des médecins opposés à la nouvelle proposition

Un groupe de médecins et de pharmaciens de l'Hôtel-Dieu de Québec veut faire contrepoids à la proposition signée par 115 médecins demandant la construction d'un nouvel hôpital plutôt que la rénovation de l'Hôtel-Dieu.

La semaine dernière, 115 médecins de la région de Québec ont fait parvenir une lettre au ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, demandant la construction d'un nouvel établissement de santé regroupant plusieurs spécialités plutôt que la poursuite du projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu.

Toutefois, les médecins ne sont pas tous en faveur de cette nouvelle proposition, selon le Dr Michel Vallières, interniste à l'Hôtel-Dieu. Il soutient qu'avant d'appuyer un tel projet, plusieurs souhaitent savoir si la proposition est viable et réalisable et dans quel échéancier elle serait concrétisée. Le nombre de lits, les spécialités regroupées, les coûts associés au projet, par exemple, n'ont pas été quantifiés, souligne le Dr Vallières. « Il y a des groupes qui souhaitent ardemment que le projet [d'agrandissement] de l'Hôtel-Dieu se concrétise. Et il y a des gens qui sur une base individuelle sont un peu dans l'incertitude et je pense que ça découle du fait que l'idée proposée a peu de contenu pour l'instant », relève le Dr Vallières.

Des médecins craignent que la proposition soit encore plus coûteuse que la rénovation de l'Hôtel-Dieu et surtout que la nouvelle construction à neuf n'étire encore les délais. « Est-ce qu'on va inciter les dirigeants, les gens qui prennent les grandes décisions, à sabrer dans le projet de l'Hôtel-Dieu dans l'espoir d'avoir quelque chose de plus performant dans 15 ans ou dans 20 ans? », interroge le médecin.

La ministre responsable de la région de Québec, Agnès Maltais, a indiqué la semaine dernière que le dossier serait réévalué, soulignant néanmoins qu'une réorientation du projet à ce stade représentait des implications importantes.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a pour sa part indiqué qu'il souhaitait un consensus dans ce dossier.